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Marièmem: une artiste d'ici et d'ailleurs

Marième, artiste sénégalo-québécoise membre du collectif hip-hop CEA, vient de lancer son premier album solo, un opus qui porte son nom. Métro s’est entretenu avec la jeune chanteuse.

Vous êtes dans le monde de la musique depuis quelque temps, entre autres grâce au collectif hip-hop CEA dont vous faites partie. Qu’est-ce qui vous amène à chanter en solo maintenant?
Après les trois albums que j’ai réalisés avec le collectif, dont le dernier s’intitule Les nuits gainsbouriennes, j’avais envie de créer un projet solo avec une teinte plus personnelle. Je voulais réellement créer une ambiance estivale avec des notes reggae dans cet album, car cela me correspond bien.

Votre album regorge de rythmes reggae, mais on perçoit aussi des sons électroniques, pop et hip-hop. Quelles sont vos influences artistiques?
J’ai grandi dans un milieu reggae, mon père est Sénégalais et en écoutait beaucoup. Quand j’étais jeune, j’écoutais pas mal de hip-hop comme Tupac, Biggie… J’aime danser! J’ai choisi de mélanger ces styles-là pour offrir quelque chose de dansant et d’estival.

Pourquoi avez-vous décidé de reprendre des classiques québécois – Mitsou, Nanette Workman – et français – Françoise Hardy, France Gall?
J’offre ces nouvelles versions pour faire connaître ces chansons aux jeunes générations. Lorsque je chante dans les écoles, certains viennent me demander si, par exemple, Laisse tomber les filles est de moi. Je leur réponds avec plaisir que c’est de France Gall! J’ai toujours écouté et aimé la chanson à texte de Jacques Brel, de Léo Ferré, de Barbara… Je trouve cela intéressant de réactualiser les classiques.


Quel est votre thème de prédilection?

L’amour! Le soleil – enfin parmi nous –, le rêve, la fête… Je raconte des histoires de la vie, j’aime vivre, et je parle des gens qui m’entourent. Je suis une épicurienne et je pense que cet album illustre bien ce côté de moi.


Africaine à Québec est une chanson qui s’inspire de votre expérience person­nelle. Quel est le message que vous voulez transmettre?

Cette chanson est un message d’intégration et de tolérance. Née d’un père sénégalais et d’une mère québécoise, j’ai baigné dans les deux cultures. Je dirais que j’ai le meilleur des deux mondes en moi. J’ai voulu dénoncer certaines choses. Québec est une ville homogène, mais il y a encore du chemin à faire. J’ai la chance de travailler avec des communautés culturelles et, à mon échelle, grâce à la musique, je veux faire avancer les choses.

Marième
Sur la scène Vidéotron
Dimanche à 20 h (et avec CEA à 22 h)

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