Lenny Kravitz: l'histoire de sa vie
Lenny Kravitz peut se vanter de s’être bâti une carrière riche en tubes planétaires. Et maintenant, la vedette américaine publie Black and White America, un disque très personnel, dans lequel il évoque son enfance dans le New York des années 1970.
De quelle Amérique parlez-vous dans Black and White America? Celle d’aujourd’hui ou celle de votre enfance?
Black and White America, c’est mon histoire. J’ai grandi dans le New York des années 1970. J’étais un petit garçon métis, issu d’un couple interracial qui s’était rencontré à l’époque du mouvement pour les droits civiques. En écrivant l’album, je suis tombé sur un documentaire sur ces extrémistes qui ne supportent pas ce que l’Amérique est devenue depuis. Cette chanson en particulier, c’est ma réponse.
Dans la chanson, vous laissez entendre que vos parents ont directement souffert du racisme…
Mes parents s’aimaient envers et contre tout et ils ont connu des moments difficiles. La famille de mon père n’est pas venue à leur mariage par exemple. On ne lui a pas adressé la parole jusqu’à ma naissance! Et puis avec le temps, mes grands-parents paternels ont appris. Très vite. Et ils ont fini par aimer ma mère d’une manière qu’aucun mot ne peut exprimer.
Votre mère était actrice, votre père producteur. Étiez-vous condamné à la vie d’artiste?
Ils ne m’ont pas forcé! Mais en grandissant à New York, j’ai été rapidement exposé à la musique, au cinéma, à la littérature, au théâtre… Et je n’ai pas eu le choix. Rien à voir avec Los Angeles où les apparences comptent plus que tout. Ça fait très Woody Allen, je sais. J’adore cette phrase qu’il dit dans Annie Hall : «Je ne veux pas vivre dans une ville dont le seul avantage culturel est de pouvoir librement tourner à droite quand le feu est rouge.» (Rires.)
En parlant de cinéma, on vous a vu il y a deux ans à Cannes pour la projection de Precious. Quel souvenir en gardez-vous?
Vous étiez dans la salle? C’était tellement émouvant! J’ai assisté à pas mal d’avant-premières à travers le monde, et celle-ci est restée gravée dans ma mémoire.
C’était votre premier rôle au cinéma?
J’avais fait de petites apparitions ici et là, mais c’était mon premier «vrai» rôle, oui. Je viens tout juste de terminer The Hunger Games, l’adaptation du succès de librairie pour ados, mais je veux prendre mon temps, ne pas forcer les choses. Après tout, j’ai encore un boulot à temps plein!
Black and White America
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