Bienvenue à la friperie Peut-être…
Dans l’arrière-boutique de la friperie Peut-être, sur Parc, vous trouverez une salle de cinéma et, au sous-sol, une sorte de musée des curiosités. Entrevue avec le propriétaire, Alek Gruszczynski.
Votre lieu est complètement hybride. Quelle était l’idée à la base?
Nous voulions faire un espace multidisciplinaire, où il y aurait une salle de spectacle et un cinéma. Comme nous étions déjà des ramasseux et que nous n’avions plus de place dans nos appartements,
nous nous sommes dit que nous pourrions vendre notre stock pour financer l’espace. Et ça a donné une friperie/librairie usagée. Oui, les livres, ce n’est pas la meilleure décision d’affaires, mais on en avait tellement! On a décidé de vendre ceux que nous avions en double ici. De plus en plus, on fait de la sérigraphie aussi sur les vêtements, pour leur donner une valeur ajoutée.
Vous louez aussi des costumes; vous êtes vraiment diversifiés.
Oui. Nous louons aussi l’espace pour des bands qui veulent répéter, des événements et des concerts, même si la sérigraphie, la location de costumes, les livres et les films, ça ne va pas tellement ensemble.
Et comment avez-vous transformé cet espace en un lieu aussi coloré?
Lorsque nous avons ouvert la friperie, nous étions obsédés par la récupération. Rien ici n’a été acheté. Notre comptoir vient du St-Viateur Bagel, l’écran de cinéma a été trouvé dans les poubelles.
C’était quoi ici avant?
C’était une vraie dompe, une sorte de vente de garage permanente. Il y avait du stock jusqu’au plafond. Ça nous a pris un an, à trois, pour tout nettoyer!
Quel genre de film est projeté chez vous?
Des films indépendants qui n’ont pas la chance d’être montrés souvent. Par exemple, les étudiants en cinéma de Concordia ou de l’UQAM font des courts métrages, et une fois qu’ils les ont présentés à leur classe, c’est fini. Nous sommes aussi partenaires avec le Festival de Films Underground de Montréal. Le processus de sélection se fait ici.
Et vous avez beaucoup de candidatures?
Oui, c’est un festival qui a une certaine notoriété. Nous recevons des soumissions de partout dans le monde. On passe des heures à regarder les candidatures.
J’imagine que vous trouvez des perles parmi ces candidatures?
Oui, mais il y a aussi beaucoup de scrap!
Qu’est-ce qui vous intéresse dans le film underground?
J’aime beaucoup, beaucoup, le cinéma. Chaque grand film a d’abord été un petit film.