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Zombie! Zombie!

Photo: Yves Provencher/Métro

S’il y a une chose que Rob Zombie possède, outre sa vision, son style et tout le reste, c’est bien le sens du spectacle. C’est pourquoi les fidèles n’ont pas dû être étonnés de le voir donner tout un show dimanche soir, en clôture de Heavy MTL.

La dernière fois qu’on avait vu Rob Zombie, c’était sur cette même scène, à ce même festival, en 2010. Cette année, fort d’un nouvel album, Venomous Rat Regeneration Vendor, le roi de l’horror rock avait pour mission de clore le week-end au parc Jean-Drapeau. Et c’est avec un nouveau morceau, soit Teenage Nosferatu Pussy, qu’il a entamé son set.

Mais, malgré le lancement récent d’une nouvelle offrande, le musicien du Massachusetts, qui cumule près de trois décennies de carrière – d’abord en tant que membre fondateur de White Zombie, puis en tant qu’artiste solo et réalisateur de films d’horreur qui feraient frissonner les plus durs d’entre les durs –, n’est pas du genre à oublier les fidèles de la première heure, oh que non. Des vieux succès, soit Superbeast et Living Dead Girl, ont suivi. D’ailleurs, au sujet des «girls», Rob, dans une forme splendide, sa tignasse-signature en liberté et l’énergie crinquée au plus haut, a avoué se sentir comme un p’tit gars devant toutes les jolies demoiselles venues le voir en concert.

Puisant dans le passé et dans le répertoire de White Zombie, il a servi More Human than Human, appuyé par du visuel assez dément. Parlant visuel, ce fier héritier et bon copain du vétéran Alice Cooper a fait honneur à sa réputation de type qui ne lésine pas sur la mise en scène.

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Bien sûr, on ne pourrait passer sous silence l’excellence des musiciens, dont Ginger Fish à la batterie et le fidèle complice John 5 à la guit, qui a fait étalage de toutes ses prouesses techniques. On passera toutefois sur l’hymne canadien, que le chanteur a demandé à la foule d’interpréter. Expérience qui s’est avérée, vous l’aurez deviné, vraiment très peu concluante.

Au moment de mettre sous presse, la foule venait de scander Dragula avec le chanteur bientôt quinquagénaire, qui, à cet âge respectable, possède toujours l’énergie d’un gamin. Sitôt le morceau fini, on en voulait plus. Zombie! Zombie!

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