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Les hauts et les bas de 2013

Photo: Théâtre du Rideau vert

Devenue un incontournable de la fin de l’année, la revue humoristique du Rideau Vert, à l’image de l’année qui vient de passer, est faite de hauts et de bas – mais au final, on s’y sera bien amusé!

Avec un spectacle fait d’autant de sketchs que Revue et corrigée, il est rare que la qualité reste au même niveau toute la soirée. Néanmoins, on ne s’est pas ennuyé pendant cette mouture à la dynamique mise en scène signée Alain Zouvi, où les comédiens qu’on retrouve année après année nous ont exposé les moments clés de 2013 en suivant l’adage : «Mieux vaut en rire…»

L’année qui vient de s’écouler a été riche en matériel pour le collectif d’auteurs (Marie-Claude Girard, Natalie Lecompte, Luc Michaud et Pierre Sévigny), qui s’en sont donné à cœur joie avec la Charte, la Commission Charbonneau, les Janette et tutti quanti. Et disons qu’il faut avoir été féru de télévision cette année si on veut comprendre les moults références à La voix, à Unité 9, au Retour de nos idoles, au Choc des générations, aux diverses pubs qui envahissent nos écrans… Mais si certains sketchs sont franchement bien tournés, d’autres s’étirent trop et tombent un peu à plat, comme celui d’Unité 9, dans lequel Fabienne Larouche cherche à remplacer Shandy…sans qu’il n’y ait véritablement de punch à la fin. Mais, il faut bien l’avouer, ne serait-ce que pour voir Marc St-Martin imiter Micheline Lanctôt avec brio, ça valait le coup.

Rendons à César ce qui lui appartient : ce sont les comédiens et leurs immenses talents (d’imitateurs, de chanteurs, de danseurs) qui font en sorte que la revue est toujours un succès. On ne se lasse pas de Suzanne Champagne en Pauline Marois – ici savoureuse de condescendance sucrée alors qu’elle accueille un musicien «ostentatoire» au sein de son groupe La Pauline souriante – décrétant que la Charte, «c’est pas si vilain»!

Dans un autre sketch fort bien réussi, la même Suzanne Champagne s’est montrée sous les traits d’une mairesse de Fermont outrée des paroles de Vincent Vallières contre «Fermont la magnifique», et on a eu droit à une interprétation de ce que le chanteur aurait pu vraiment écrire s’il avait voulu insulter Fermont…La vidéo hommage aux «grands disparus» nous a aussi beaucoup fait rigoler.

Bref, en attendant le Bye bye, une visite au Rideau Vert demeure une tradition de fin d’année qu’on a envie de voir se perpétuer longtemps.

2013 revue et corrigée
Au Théâtre du Rideau Vert
Jusqu’au 5 janvier

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