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Nick Thorburn, du groupe Islands: «Je veux rentrer à la maison!»

Photo: Justin Kuo

Nick Thorburn, anciennement des Unicorns et anciennement Montréalais, se produit ce jeudi soir à la Sala Rossa avec son groupe, Islands, et de nouvelles chansons tirées de son récent album, Ski Mask. Pour l’occasion, il nous a parlé de solitude, de rêves et de réunion de Licornes.

Les rêves – et le sommeil – ont toujours été très présents dans vos textes. Sur Ski Mask, on trouve par exemple ces thèmes dans la chanson Here Here. Votre album précédent, A Sleep & A Forgetting, était entièrement enveloppé dans une atmosphère rêveuse et sur Arm’s Way, plusieurs pièces, dont The Arm, en parlaient aussi. Vos songes, est-ce aussi l’endroit où naissent la plupart de vos morceaux?
Les rêves sont une source importante d’inspiration pour moi. Quand je me réveille, je me fais un point d’honneur de noter ceux qui ont été frappants. The Arm, par exemple, m’est venue en songe. Je tente d’honorer la muse des rêves! Et puis j’aime vraiment dormir (et, du coup, rêver).

Vous avez déjà dit qu’avant de commencer un album, vous aimez toujours avoir une ébauche. De quoi avait l’air l’ébauche de Ski Mask?
Elle était composée de deux parties. La première était la réflexion. La poussière des quatre derniers opus est retombée et je suis toujours debout. Je dresse le bilan de ce que j’ai fait, mais j’avance résolument vers l’avant. Ce qui nous amène à la seconde partie: le prochain coup d’échecs. La stagnation, l’immobilité et les mouvements latéraux, c’est la mort pour moi.

Dans la chanson Becoming the Gunship, vous chantez que vous vous métamorphosez de «point d’interrogation» en «hélicoptère de combat». Est-ce dire que vous vous sentez plus fort qu’autrefois, personnellement, artistiquement?
Ma plus grande peur, c’est de ne pas avoir grandi, surtout en tant qu’auteur, mais aussi en tant que musicien. Je dois croire que je deviens meilleur, car je n’ai pas grand-chose d’autre qui joue en ma faveur!

Vous avez composé A Sleep & A Forgetting [votre album précédent] principalement sur un piano, après avoir déménagé de New York à L.A. Le piano était d’ailleurs très à l’avant dans ces chansons. Le processus de création a-t-il été similaire pour Ski Mask?
Non seulement le processus de création a-t-il été similaire, mais l’enregistrement des deux albums s’est fait en parallèle. Ce n’est pas quelque chose dont j’ai voulu parler dans la presse, mais la vérité, c’est que je savais d’emblée que j’avais deux albums en ma possession, et qu’il s’agissait de deux bêtes complètement différentes. Certaines chansons de Ski Mask ont plus de sept ans. C’est ce qui explique qu’il y ait un pont entre les différents styles des deux disques.

Dans vos textes, vous parlez parfois de vous-même en train d’écrire (comme dans Wave Forms) ou de vous en train de chanter (comme dans Never Go Solo, où vous dites «quand je chante, je pense à mes limites»). Est-ce que cette mise en abyme vous permet de réfléchir à votre propre travail? Ou l’utilisez-vous pour une autre raison?
C’est possible que je m’appuie trop lourdement sur ce procédé: l’autoréférence, l’effet Ouroboros, le serpent qui se mord la queue. L’écriture de chansons, c’est ce à quoi je pense la plupart du temps, ce qui pourrait expliquer, j’imagine, que ça se fraye un chemin dans mes textes.

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Êtes-vous tanné qu’on vous questionne au sujet d’une possible réunion des Unicorns?
On est plus proche que jamais [d’un retour], mais pour l’instant, c’est sur la glace. J’adorerais le faire, mais si ça arrive, il faut que ce soit GÉNIAL, et fait avec amour et intégrité.

Donner un concert à Montréal, est-ce toujours spécial? Comme jouer à la maison?
C’est très chargé émotionnellement; alourdi par une triste nostalgie. La maison qui n’existe plus! Je veux juste rentrer à la maison. Laissez-moi rentrer à la maison!

La discographie d’Islands

  1. Return to the Sea (2006)
  2. Arm’s Way (2008)
  3. Vapours (2009)
  4. A Sleep & A Forgetting (2012)
  5. Ski Mask (2013)

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Islands
À la Sala Rossa
Ce jeudi soir à 20 h

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