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TOHU: Vers l’infini et plus loin encore

Photo: Yves Provencher/Métro

Dès mardi soir, les finissants de l’École nationale de cirque de Montréal offrent leurs traditionnels deux spectacles en alternance à la TOHU.

Des jeunes gens qui se meuvent dans un refuge passager, «espace de transition entre le passé et le futur», sur fond de mosaïque musicale; des émules d’Adam et Ève qui exécutent un numéro de trapèze alors qu’au sol une licorne et un mouton les regardent, bercés par un air d’opéra. Les premiers extraits dévoilés aux médias des spectacles des finissants de l’École nationale de cirque de Mont­réal, tirés respectivement de L’abri (Gioconda Barbuto) et de La matrice de Morphée (Michael Watts), montrent que les jeunes diplômés sont fin prêts à joindre les rangs des grands cirques de ce monde. Et c’est justement ce que les metteurs en piste ont voulu traduire.

«C’est pour eux que j’ai écrit ce spectacle, explique Gioconda Barbuto, chorégraphe et danseuse pour les Grand Ballets canadiens, notamment, qui fait une de ses premières incursions dans le monde du cirque. Chaque jour, nous travaillions en connexion dans l’atelier que j’avais monté.»

Les deux œuvres, il faut le dire, sont créées à partir de numéros développés par les étudiants au fil de leurs années d’école. «J’ai interviewé chacun des artistes pour pouvoir créer une histoire à partir de leurs numéros, en établissant un lien entre chacun. J’ai essayé de savoir d’où étaient venus ces numéros, où ils s’en allaient avec ça. Et j’ai été inspirée par cette école, cet abri dans lequel ils ont travaillé ces dernières années, et qu’ils doivent quitter désormais. C’est à la fois la fin et le début pour eux.»

La metteure en piste assure par ailleurs ne pas avoir considéré les interprètes de L’abri comme des étudiants, mais comme des artistes à part entière. «Venant du milieu de la danse et n’ayant pas beaucoup travaillé dans le monde du cirque jusqu’à présent, j’étais aussi en situation d’apprentissage, souligne-t-elle. Je leur ai donné tout ce que j’avais, et de mon côté, j’ai appris le travail au fur et à mesure.» Et si on se fie au nombre toujours grandissant de spectateurs qui assistent à ce programme double chaque année, ce n’est pas parce qu’on est en plein apprentissage amateur…

L’abri
La matrice de Morphée
À la TOHU
En alternance jusqu’au 8 juin

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