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Critiques CD: Deadmau5, Jason Mraz, Christine & The Queens…

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Christine & The Queens, Meklit, Lara Brown, Jason Mraz, Luca Aquino et Deadmau5.

Très prometteuse
Christine & The Queens
Chaleur humaine
Note: note critiques cd 4sur5

Le premier véritable album de la chanteuse (elle danse aussi) française Héloïse Letissier, de son vrai nom, arrive chez nous poussé par une rumeur très favorable. Avec raison. Ce CD enregistré à Londres est vraiment bien fait. L’électro minimaliste de l’artiste est réalisée avec goût et savoir-faire par, notamment, Ash Workman (Metronomy). Si l’exploration s’entend, le tout demeure accessible et même accrocheur. Cela dit, la chanteuse est bien plus convaincante en français qu’en anglais qui, malheureusement, prend une grande place sur le disque. À part ça, Christine a tout pour elle. Il sera intéressant de la suivre. À écouter: Saint Claude. Christine & The Queens
– Eric Aussant

 

Enchantement
Meklit
We Are Alive
Note: note critiques cd 4sur5

L’auteure-compositrice-interprète Meklit Hadero affirme que «nous sommes en vie» avec la pièce titre We Are Alive. Ça tombe bien. On peut ainsi apprécier sa douce voix et sa musique jazzy. Le plus récent album de l’artiste basée à San Francisco, qui a grandi aux États-Unis, mais qui est née en Éthiopie, est un ravissement. La voix de Hadero est singulière et lumineuse. Les arrangements de ses chansons lui font honneur. Elle y transforme Bring on the Night, écrite par Sting et endisquée par The Police, avec des cuivres. Stuck on the Moon prend des airs de cabaret. In Love With Love, très intimiste, coule comme une berceuse enchanteresse. Un album dont toutes les pièces méritent l’attention. En concert ce soir au Gesù dans le cadre de Nuits d’Afrique.
– Andréanne Chevalier

 

Velouté
Lara Brown
Papillon de nuit
Note: Note critiques CD 3.5sur5

La sensuelle Lara Brown revient nous aguicher avec un EP aux atmosphères langoureuses et synthétiques. Plus vaporeux que ses précédents albums, Papillon de nuit comprend quatre pièces aux sonorités organiques, dont la chanson-titre, qui est un hommage aux chanteuses décédées trop jeunes Ève Cournoyer et Lhasa de Sela. D’une voix veloutée, Lara nous enivre avec son adaptation de la chanson Golden Brown, du groupe britannique The Stranglers. On a aussi grandement apprécié son côté pop sur L’amour sans anathème. On souhaite bien retrouver d’autres pièces de ce genre dans son prochain album complet.
– Rachelle Mc Duff

 

Oui
Jason Mraz
YES!
Note: note critiques cd 2sur5

Sur son cinquième album studio, l’homme qui scate, Jason Mraz, ne scate plus. Le guitariste et chanteur à chapeau continue toutefois dans la même voie tendre, douce et ensoleillée qu’il a l’habitude de fouler. Même s’il succombe à la fort fâcheuse tendance du CAPS LOCK dans son titre qui hurle YES!, le trentenaire américain ne donne guère, oh que non, dans l’agressif, l’exagéré ou le brutal. Tout coule de source et tout est fluide dans cette succession de pièces enjouées et de ballades sur lesquelles on imagine que bien des larmes seront versées. Sur Out of My Hands, par exemple, Mr. A-Z répète être «over my head», façon The Fray, accompagné sobrement par ses choristes. Est-ce réussi? On ne l’écrira peut-être pas en majuscules, mais Yes!
-Natalia Wysocka

 

Trop fluide
Luca Aquino
AQustico
Note: note critiques CD 3sur5

Le trompettiste italien Luca Aquino propose sur ce quatrième album une nouvelle formule, en duo avec l’accordéoniste Carmine Ionna. Ce nouvel agencement se marie bien à l’univers contrasté d’Aquino, inspiré autant des grands comme Chet Baker et Miles Davis que du grunge et du rock, mais le duo aurait avantage à s’éloigner de sa trame narrative trop fluide et à adopter des sonorités plus organiques. L’ancien étudiant de Paolo Fresu (ils enregistrent d’ailleurs sur le même label) ne parvient pas à transposer son éclectisme à ses nouveaux titres, sauf dans la déjantée Japan Pop, qu’on s’enfile volontiers à répétition pour en éplucher les couches superposées.
– Émilie Bergeron

 

Comme Deadmau5
Deadmau5
while(1<2)
Notenote critiques CD 3sur5

Deadmau5 est grand maintenant: il a sept albums et toutes ses dents! La désormais célèbre tête de souris morte lance un album double de 24 chansons, un gros deux heures et quart de house, d’un peu d’ambiant et même de quelques pièces instrumentales au piano ou à la guitare. De la house comme on en écoute aux petites heures, quand on danse encore sans même s’en rendre compte. La musique est donc répétitive et les transitions, minimalistes. Dans while(1<2), la voix se fait presque totalement absente, si ce n’est de quelques f*ck! exclamés et des murmures ici et là. Avec des bruits de train et des crissements de métal, Mercedes et Bleed sortent du lot, mais restent de pâles copies de Chemical Brothers.
– Josie Desmarais

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