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Elizabeth Banks : «Tout tourne autour d'elle»

Ned Ehrbar - Metro World News

Dans le rôle d’Effie Trinket, celle qui prépare les jeunes du district 12 aux Hunger Games, Elizabeth Banks est méconnaissable sous des maquillages, des perruques et des chapeaux horribles. L’actrice nous parle de son personnage et du phénomène de la téléréalité.

Effie Trinket est plus qu’une vilaine aux cheveux roses. Côté carrière, elle est mal tombée…
Effectivement. Le district 12 est terrible. Elle est là simplement parce qu’elle fait partie du 1 % et qu’elle ne veut pas perdre ce statut. Elle pense qu’une révolution serait horrible, qu’il y aurait des morts et qu’elle perdrait… ses cupcakes. Elle n’aime pas le changement. Elle préfère le statu quo. Le district 12 la dégoûte. Elle aimerait rentrer à la maison le plus rapidement possible. Elle me fait penser à des relationnistes et à des stylistes avec qui j’ai travaillé et qui disaient qu’il fallait profiter du positif d’une mauvaise situation. Je crois que c’est ce que tente de faire Effie. Mais ce qui la caractérise le plus, c’est qu’elle est égocentrique. Tout tourne autour d’elle. Comment va-t-elle paraître? Comment sa vie sera affectée?

Elle souhaite tout de même apprendre des choses aux jeunes, non?
En fin de compte, Effie est une femme optimiste et très théâtrale. C’est pour ça qu’elle occupe cette position, parce qu’elle trouve toujours l’aspect positif dans chaque chose, peu importe ce qu’elle fait. Les enfants vont presque tous mourir – elle en a vu plusieurs mourir, d’ailleurs –, mais dans sa tête, ils ont gagné à la loterie. «Nous mourrons tous un jour, mais vous allez le faire en étant célèbres, de façon fracassante», pense-t-elle des jeunes élus. C’est sa philosophie. Ces jeunes font face à un destin tragique, mais ils ont gagné leur laissez-passer pour la plus grande téléréalité qui soit.

Justement, les livres et le film sont une satire d’un phénomène important de la culture moderne : la téléréalité. En regardez-vous?

Je n’ai rien contre les émissions où les participants doivent mettre de l’avant un de leurs talents. Comme Project Runway, Top Chef, American Idol, The Voice et X Factor. Mais je n’aime pas quand on valorise les mauvais comportements. Je ne crois pas que les 15 minutes de gloire soient toujours bonnes pour la dignité… Certaines personnes participent à ces émissions dans le but d’apporter quelque chose, pour les bonnes raisons. Dans ce cas, c’est intéressant. Mais je ne regarde pas Jersey Shore. Je sais que plusieurs regardent l’émission justement parce que c’est débile, en se disant qu’ils ne feraient jamais de telles choses. Mais en regardant l’émission, ils lui donnent du crédit. Quand vous gonflez les cotes d’écoute, les participants gagnent 5 M$ et pensent qu’ils sont formidables. Et des enfants vont regarder ça et se dire qu’ils pourront eux aussi être riches et célèbres en agissant de la sorte.

Au moins, on n’y tue pas des gens. Du moins, pas encore…

Mais nous sacrifions quelque chose. Pas la vie, mais quelque chose est sacrifié.

***

Les jeunes qui doivent tuer Katniss
On retrouve dans The Hunger Games de nombreuses scènes de combat. Chacun des jeunes acteurs du film a dû s’habituer à manier l’arme de prédilection de son personnage. «J’ai fait beaucoup de lancer de couteau, et j’ai appris à maîtriser cet art, lance Isabelle Fuhrman, qui joue la représentante du district 2, Clove. J’ai pratiqué le combat à mains nues, le lancer de couteau et j’ai fait un peu de parkour, afin de ne pas toujours tomber face la première en courant dans les bois! Ça peut sembler bizarre, mais c’est magnifique de pouvoir dire qu’on maîtrise le lancer de couteau!»

En se préparant pour son rôle, Alexander Ludwig, qui personnifie Cato, du district 1, a dû maîtriser les combats à mains nues et à l’épée. Mais le plus difficile aura peut-être été de gagner du poids pour le rôle… et d’en reperdre. «Je tente encore de revenir à mon poids normal, raconte l’acteur. C’est bien plus difficile de perdre du poids que d’en gagner. C’est facile de manger tout le temps. J’ai aujourd’hui beaucoup plus de respect pour ceux qui tentent de maigrir.»

The Hunger Games
En salle dès vendredi

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