Culture
21:37 21 janvier 2016 | mise à jour le: 21 janvier 2016 à 21:37 Temps de lecture: 2 minutes

BROWN @ Le Bleury

BROWN @ Le Bleury
Photo: collaboration spéciale

Vendredi 22 janvier
BROWN @ Le Bleury

Je pèse sur play live en écrivant ces lignes. L’album est disponible en écoute intégrale et exclusive sur le site voir.ca. La première chanson, Brown, donne le ton. Le soul «emo» du père côtoie la rage des plus jeunes. Ça part très fort.

C’est que Brown est un projet familial qui réunit Jam (K6A), son petit frère Snail Kid (Dead Obies) et leur père Robin Kerr. Un trip que les gars macéraient depuis un petit bout déjà. Il y a quelques mois, j’ai croisé Jam au Centre Phi lors d’un des trois spectacles-enregistrements d’album de Dead Obies. Il me parlait de ce projet avec impatience. Jam avait hâte que les gens écoutent l’album, et ça se sentait. No more stress, Jam, c’est ce vendredi que ça se passe au Bleury, si ce n’est déjà fait sur le site du Voir.

Même si on commence à être habitués à la vibe et au flow du «nouveau» rap (voir Dead Obies, LLA et compagnie), Brown réussit à surprendre et à être audacieux. Jam et Snail prouvent qu’ils n’ont rien à envier à qui que ce soit en tant que rappeurs, et le père amène une saveur unique. Mine de rien, cette petite touche roots-reggae-soul donne toute une profondeur au projet. Cette pizza se lie de manière surprenante. Parfois, j’ai l’impression d’écouter du Dead Obies, à d’autres moments, du Fugees, époque The Score, alors que certaines tracks peuvent même rappeler Wu-Tang. En ce moment, je suis rendu à la neuvième chanson, Black White, et je n’ai pas eu le goût de «skipper» une seule d’entre elles. Très rare pour mon genre d’écoute habituel, qui flirte avec le déficit d’attention.

Je viens tout juste de finir l’album et je crois sincèrement que Brown entrera dans les annales du rap québécois. Bien hâte de voir ce que l’avenir lui réserve en termes de couverture médiatique et de suivi par les fans de hip-hop local.

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