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Critiques CD: Metronomy, Emily Loizeau, Geneviève Racette

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Metronomy, Emily Loizeau et Geneviève Racette

Passé proche
Metronomy
Summer 08
Note:

Avec ce cinquième album, Joseph Mount – l’autoproclamé «architecte» du groupe british Metronomy – jette un regard en arrière sur son Summer 08. Pas si loin quand même. Après le romantisme pastel vintage de Love Letters, Jo retombe dans sa «jeunesse», apostrophe une fille pour lui proposer de dîner, se moque des hipsters du West End sur la parfaite Old Skool et baisse solidement de régime avec Mick Slow. Au final, l’été 2008 dont il se souvient est fait de nuits folles… et majoritairement ratées. Contrairement à ce disque.
– Natalia Wysocka

La délicatesse
Emily Loizeau
Mona
Note:

Le quatrième album de cette chanteuse franco-britannique se présente comme une «pièce chantée», les histoires parallèles d’une petite fille née à 73 ans et un navire bombardé pendant la Deuxième Guerre mondiale. Pas étonnant que l’ambiance soit si cinématographique; ça débute sur des notes de piano à la Agnès Obel. Voguant entre le français et l’anglais et intercalant les morceaux mélancoliques et les pièces plus joyeuses, Emily Loizeau a créé là un opus d’une grande beauté, tout en délicatesse.
– Jessica Émond-Ferrat

Sans fla-fla
Geneviève Racette
Les Aurores boréales
Note:

Geneviève Racette a une bien jolie voix et son accent est charmant, soit, mais on ne peut pas en dire autant de sa pop aux sonorités country. Les paroles de ses chansons se veulent visiblement honnêtes et sans fla-fla, mais elles suscitent plutôt une impression de simplicité peu fignolée. C’est comme si sa voix était trop douce, sa musique trop bien exécutée, pour des mots du registre populaire. À la fin de l’album, on n’appuie pas sur «rejouer».
– Virginie Landry

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