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Se voiler la face

dessin, graphisme, d'une femme qui porte le voile hidjab
Photo: Istock/Dumitru Ochievschi

LETTRE OUVERTE – J’apprends que Mme Fatemeh Anvari, cette enseignante qui a perdu son poste dans une école primaire anglophone de Chelsea en Outaouais parce qu’elle portait un hidjab, a affirmé au journal Ottawa Citizen qu’elle ne le portait pas par conviction religieuse, mais pour des motifs politiques. Le chat sort du sac.

En clair, si la Loi sur la laïcité de l’État n’avait pas existé, elle n’aurait pas porté le hidjab. Le premier ministre Justin Trudeau s’est donc trompé en affirmant qu’elle avait «perdu sa job à cause de sa religion» (en passant, l’islam n’oblige pas les femmes à porter un voile).

La tristesse du libéral André Fortin et celle de la quésoliste Manon Massé à l’égard de l’enseignante mutée à un poste sans autorité me font rétrospectivement bien rire. La démarche de Fatemeh Anvari était de l’activisme politique visant à discréditer la loi 21, point à la ligne.

Sylvio Le Blanc

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