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Au travail, tout n’est pas noir ou blanc

Photo: Métro

Le fait que vous ne soyez pas d’accord avec quelqu’un n’en fait pas nécessairement un ennemi. Apprenez à exprimer votre désaccord sans vous replier ou attaquer.

Vous arrive-t-il d’être en désaccord avec un collègue, votre conjoint ou un patron? Quand ça se produit, avez-vous tendance à vous replier dans le silence et à ne pas communiquer votre point de vue? Pour ne pas déplaire? Pour ne pas confronter l’autre? Pour ne pas courir le risque de perdre la face?

C’est normal. Face à un danger potentiel, le premier réflexe est la fuite. Ce qui nous importe, c’est éviter la confrontation, éviter d’être pris en faute. On se tait pour se protéger mais, ce faisant, on risque fort de se tirer dans le pied.

Et si l’autre se trompait? Et si la décision de votre patron allait entraîner la faillite de votre entreprise? Serez-vous fier de vous être tu? Le repli sur soi n’est pas toujours la bonne chose à faire.

Quand ils ne sont pas d’accord, d’autres passent à l’attaque. Ce sont alors les invectives qui prennent le dessus sur le dialogue. On se crie des noms. On s’accuse d’incompétence ou des pires bassesses. En fin de compte, l’escalade se poursuit ou l’un des belligérants rend les armes.

Et s’il fallait que celui qui rend les armes soit justement celui qui a raison… Quelle implication pour l’organisation, l’équipe ou le couple? N’aurait-il pas mieux valu qu’une véritable discussion ait lieu?

Le monde n’est pas noir ou blanc. Vous n’avez pas à choisir entre le mutisme et l’attaque en règle. Avez-vous songé à faire connaître votre point de vue? À l’étayer? En partant de l’hypothèse que l’autre ne se sentira pas nécessairement attaqué si vous lui annoncez que vous n’êtes pas d’accord avec lui?

Commencez par proposer un objectif commun (la survie du couple, la croissance de l’organisation, le succès de l’équipe) et mentionnez que quelque chose vous dérange et que vous aimeriez soumettre certaines informations supplémentaires afin de prendre une décision plus éclairée.

Vous n’êtes pas un adversaire; vous êtes un partenaire. Vous n’êtes pas là pour accuser; vous êtes là pour aider. Entre la fuite et l’attaque, il existe des dizaines de stratégies.

Présentez-vous comme vous êtes, avec un objectif qui profitera à chacune des parties. Rappelez-le, puis offrez vos arguments. Ensuite, demandez à l’autre ce qu’il en pense. Puis, écoutez. Faites preuve d’ouverture d’esprit. Vous encouragerez l’autre à faire de même.

Il est possible que l’autre ne profite pas de votre ouverture mais, à ce moment, ce sera lui le perdant. Vous aurez fait ce que vous deviez faire pour informer et guider une prise de décision plus éclairée.

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