Formation et emplois

Formation en mécanique automobile: En route vers le vert

Si l’industrie automobile est souvent pointée du doigt pour ses effets négatifs sur l’environnement, des solutions de rechange plus écologiques commencent peu à peu à être préconisées dans le domaine. Bien qu’encore timides, des nouveautés telles que les voitures hybrides, les véhicules respectant la norme ULEV (Ultra Low Emission Vehicle) ou l’essence de maïs sont désormais des solutions envisagées pour diminuer la pollution engendrée par l’utilisation d’un véhicule.

Dans les faits, ce sont les voitures hybrides qui constituent l’option la plus sérieu­se offerte par l’industrie. «Les hybrides représentent pour le moment la seule technologie « verte »  offerte par les grands fabricants», précise Martin Lacha­pel­le, directeur adjoint de l’École des métiers de l’équipement motorisé de Montréal.

Les mécaniciens sont rares

Tout de même, sur les routes, les voitures hybrides sont encore rares, ajoute Martin Lachapelle. Et d’après lui, c’est la raison pour laquelle les cours consacrés à la réparation de ces véhicules sont encore absents du programme de formation professionnelle de mécanique automobile offert dans une quarantaine d’établissements au Québec.

Pour le moment, «on ne fait qu’effleurer les techniques de réparation des voitures hy­brides, et aucun cours spécifiquement dédié à cet aspect de la mécanique n’existe dans le programme officiel», explique-t-il. À leur sortie de l’éco­le, les étudiants ne sont donc pas en mesure d’entretenir des véhicules hybrides puis­que ces derniers ne se réparent pas de la même façon que les véhicules traditionnels».

À l’École des métiers de l’équipement motorisé de Montréal, on offre aux travailleurs de l’industrie qui désirent se perfectionner le cours Initiation aux produits hybrides, d’une durée de 21 heures et portant sur les techniques de réparation de ce nouveau type de véhicule. Cette institution de Montréal possède d’ailleurs cinq véhicules hybrides afin d’expliquer les techniques aux étudiants.

Une préoccupation au quotidien
Même si les formations en lien avec les technologies vertes ne sont pas encore intégrées au programme officiel, Martin Lachapelle est d’avis que beaucoup de changements dans le domaine par rapport à la manipulation des produits démontrent une volonté de protection de l’environnement : «Nous encourageons les étudiants à mieux disposer des déchets que génère leur travail, nous les sensibilisons à la récupération du matériel et nous leurs montrons à se soucier des conséquences environnementales de leurs actions.»

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