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La sommelerie, ou l'art de faire découvrir le vin

Chaque année, 90 sommeliers sont formés au Québec. Leur travail consiste notamment à monter et gérer une cave à vin, élaborer la carte des vins d’un restaurant, conseiller au mieux les clients, associer plats et vins.

«Mais pour le moment, au Québec, très peu de restaurants emploient des sommeliers, explique Jean-Luc Jault, professeur à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ). Nos élèves se placent donc autrement et deviennent maîtres d’hôtel, garçons de restaurant, etc.»

Perfectionnement
La formation en sommellerie, qui dure une session, permet d’obtenir une Attestation de spécialisation professionnelle (ASP), accessible après une formation de base en service en restaurant. Les élèves apprennent à connaître les vins du monde entier. Ils découvrent aussi comment est fait le vin. Et enfin, la connaissance des caractéristiques des vins est développée. «C’est un travail à recommencer tous les ans, car les millésimes sont toujours différents», précise M. Jault.

Selon lui, la passion doit animer les sommeliers. «La somme d’apprentissage est si importante que, si les élèves ne sont pas passionnés, cela marchera difficilement», indique le professeur.

Les 19 étudiants de l’ITHQ passent tous trois semaines dans un vignoble français pour être au plus proche de la production d’un vin. Le professeur précise que quelques-uns de ces élèves continuent parfois leurs études de sommellerie en France, la formation au Québec se limitant à l’ASP.

D’après M. Jault, les filles réussissent mieux en sommellerie les garçons. Elles goûtent bien mieux et étudient mieux également, croit-il. Preuve en est, la meilleure sommelière du Canada en titre est la Québécoise Véronique Rivest.

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