Parlez-vous trop de travail à la maison?
Vous arrive-t-il de parler travail une fois rentré à la maison? Je parie que oui. Et ne vous en faites pas : c’est tout à fait sain. Il est normal, quand un couple se retrouve en fin de journée, d’échanger sur la journée qui vient de s’écouler afin de garder l’autre au courant de ce qui se passe dans notre vie professionnelle.
Le travail ne devrait toutefois pas occulter les autres sujets qui composent la vie d’un couple. Il vous faut apprendre à décrocher, sinon vous risquez de tomber dans l’un ou l’autre des trois pièges suivants.
Trois pièges à éviter
1. La négativité
Quand un conjoint vit des difficultés au travail et qu’il se met à en parler constamment à la maison, l’autre partenaire peut finir par trouver le temps long et être tenté de se distancer de cette source de négativité. Cela ne veut pas dire qu’il faut taire ses problèmes à la maison; au contraire, il est sain de les partager. Mais il faut également se concentrer sur les aspects plus positifs de son existence.
2. Le refus de confronter
Il arrive qu’un couple parle uniquement de travail pour masquer le fait qu’il vit des temps difficiles. Ne serait-il pas plus valable de parler de votre relation et de ce qui l’affaiblit actuellement plutôt que de tout balayer sous le tapis en espérant que ça finira par passer?
3. L’unidimensionnalité
À force de ne parler que de travail, on finit par devenir son travail. On n’est plus un conjoint, un membre de la collectivité, un père ou une mère, etc. On est son travail. N’oubliez pas que votre vie est beaucoup plus large et que, si vous en oubliez les autres pans, vous vous contentez d’une fraction de vie.
Le rituel
Que faire alors? Dotez-vous d’un rituel. Entendez-vous à l’avance sur le temps que vous passerez à parler travail en fin de journée. Ensuite, choisissez un événement qui marquera le début officiel de la soirée et un changement de sujet. Ce peut être le moment où vous allumez la cuisinière pour préparer le souper, celui où vous annoncez que c’est l’heure des devoirs ou la fin du téléjournal. C’est vous qui décidez.
Faites le test dès ce soir. Et si vous ne savez pas de quoi parler une fois le sujet du boulot expédié, lisez cette chronique à deux et échangez sur celle-ci. Vous n’êtes pas votre travail. Vous êtes un être humain. Ne le perdez pas de vue.