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Les employeurs mettent un frein aux augmentations de salaire en 2009

Selon les réponses obtenues par Mercer lors d’une mise à jour de l’Enquête 2009 sur la planification de la rémunération, environ 50 % des 175 participants à l’enquête prévoient réduire les augmentations de salaire initialement prévues pour 2009. En réaction au ralentissement économique, les employeurs entendent diminuer de 0,75 % le pourcentage d’augmentation qu’ils avaient prévu lors du deuxième trimestre, qui était de 3,8 %, pour le porter à environ 3,0 %.

Des diminutions de salaire sont planifiées dans la plupart des groupes d’employés ainsi que dans la majorité des secteurs d’activité et des régions. Même en Alberta, les employeurs qui prévoient réviser leur pourcentage d’augmentation à la baisse ont indiqué qu’ils le diminueraient eux aussi de 0,75 %.

Il y a cependant des exceptions. À l’échelle nationale, la situation des employés du secteur corps de métier/production/services pourrait être différente de celle des autres groupes d’employés. En effet, seulement un quart des entreprises de ce secteur envisagent de resserrer les augmentations de salaire, et un quart n’ont pas encore pris de décision.

Le secteur public se détache également du lot. Environ 16 % seulement des employeurs du secteur public ont dit avoir l’intention de diminuer le pourcentage d’augmentation de salaire prévu pour 2009.

Toutefois, peu d’entreprises ont indiqué qu’elles réduiraient les primes à court terme versées en 2009, en réaction au rendement réel de 2008.

Gestion de coûts plus serrée
Les employeurs pourraient donner priorité à la gestion des coûts. Cependant,
ils doivent prendre des mesures judicieuses pour s’assurer de protéger leur bassin d’employés de talent et leur capital intellectuel en vue de la reprise économique.

La question du recrutement, de la fidélisation et de l’embauche des employés n’est pas pour autant mise de côté – les règles du jeu ont tout simplement été légèrement modifiées. Le temps n’est plus au recrutement et à la fidélisation à tout prix. Pour naviguer dans cette nouvelle conjoncture et pour intéresser pleinement leurs employés, les employeurs doivent planifier et se montrer créatifs.

La rémunération et les avantages sociaux représentent plus qu’une dépense pour les employeurs; ils sont sans contredit un investissement. Les employeurs pourraient avoir à faire des sacrifices à court terme, mais ils ne doivent pas oublier qu’une main-d’Å“uvre engagée, en santé et bien rémunérée constitue un élément essentiel de la réussite future de leur entreprise.

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