Bon réseau, bon boulot!
Facebook, LinkedIn, Viadeo, MySpace : les sites de réseautage social et professionnel se multiplient à l’ère du web 2.0. Mais au moment de chercher un emploi, les centaines d’«amis» que vous avez sur Facebook seront-ils d’une quelconque utilité? Pas si sûr, selon les dires du conseiller en ressources humaines Guillaume Desnoyers, président de Desnoyers, ressources et conseils.
«Il faut faire la différence entre un site comme Facebook, qui sert à entretenir son réseau social, et des sites comme LinkedIn, qui sont strictement réservés au secteur professionnel. Facebook peut même être nuisible si vous en abusez. Un futur employeur n’est pas intéressé à voir des photos de votre chien ou du party d’hier soir.»
Le chercheur d’emploi doit donc savoir où diriger ses énergies. Mais attention?: le réseautage virtuel (ou networking) ne fait pas tout. Il ne remplace pas les autres outils qu’offre le web, comme Monster, Workopolis ou Jobboom, qui sont des sites spécialisés en recherche d’emploi, considère Bruno Gendron, vice-président de la région de l’Est du Canada pour Workopolis.
«Je ne crois pas que Facebook ou ce genre de site soit un véritable outil de recherche d’emploi. Le trafic énorme de ces sites [plus de 100 millions d’usagers dans le monde, quatrième site le plus visité sur la toile] peut faciliter le contact, mais a priori, ce n’est pas fait pour la recherche d’emploi.»
Le virtuel qui sert le réel
Les réseaux virtuels sont une continuité des réseaux traditionnels, mais en aucun cas il ne faut arrêter d’entretenir son réseau en personne ou par téléphone. Un bon réseau de contacts demeure la meilleure façon d’accéder au marché caché de l’emploi.
«Le networking traditionnel, auquel on ajoute le networking virtuel, est une excellente façon de trouver un emploi. Mais je serais bien surpris que quelqu’un se trouve un boulot uniquement avec LinkedIn ou Facebook», affirme M. Desnoyers.
Réseauter pour entretenir ses contacts sur le web, oui. Réseauter dans l’espoir de trouver un emploi, peut-être pas. Mais quoi qu’il en soit, un bon réseau de contacts, virtuel ou réel, ne peut jamais nuire. «Les réseaux sociaux informels sont très valables, considère M. Gendron. Le référencement est très populaire et efficace.»
Il ne faut donc pas hésiter à multiplier les occasions d’entretenir ses contacts : 5 à 7, congrès et, pourquoi pas, les réseaux virtuels.