Formation et emplois

L'école du loisir

La concurrence entre les camps offerts aux jeunes est féroce. Ils doivent désormais se distinguer en offrant un petit quelque chose de plus. Cette valeur ajoutée petit plus prend souvent la forme d’une spécialisation en musique, en magie, etc. Mais si les spécialisations  se multiplient et que les usagers en attendent beaucoup, les moniteurs, eux, du moins à la Ville de Montréal, semblent manquer à l’appel.

Pour combler ce besoin, l’administration municipale a mis sur pied la Formation pour la relève en loisir culturel. «Les arrondissements se plaignaient  de leur difficulté à recruter de nouveaux moniteurs. Nous espérons que ce programme résoudra cette situation», affirme Suzanne Dubuc, de la direction du loisir culturel de la Ville de Montréal.

Attestation de formation

Vingt-quatre Montréalais, tous étudiants au cégep ou à l’université en art, ont donc reçu en décembre dernier une attestation de formation. «La formation de 12 heures, élaborée par Techniques d’intervention en loisir du cégep de Saint-Laurent, permet d’acquérir les outils nécessaires pour animer des groupes, répondre aux besoins de la clientèle et planifier une activité de fin d’année. Elle se termine par un stage de 30 heures dans un centre de loisir», explique Sarah Derhy, étudiante en enseignement de la musique qui s’enthousiasme devant l’enseignement reçu.

«Après le stage, j’ai reçu rapidement une offre d’emploi. Malheureu­se­ment, comme je veux terminer mon bac, j’ai dû la refuser.  Mais l’attestation va m’être très utile dans ma profession», fait-elle valoir.

Ailleurs au Québec

L’initiative de Montréal en matière de formation est loin d’être unique. Depuis plusieurs années, l’Associa­tion des camps du Québec (ACQ) dispense à ses moniteurs une formation de
60 heures pour les camps de vacances et de 50 heures pour les camps de jour.

«Chaque année, nous en suivons une nouvelle», confie Flavie Desgagné, qui depuis sept ans anime des camps. «Ces formations données par des organisations reconnues permettent aux moniteurs de se mettre à jour», ajoute Carole Element, de l’ACQ. C’est essentiel parce que nous sommes responsables de la sécurité des usagers.» Un souci qui n’est pas encore suffisamment  pris en compte, puisque la formation n’est toujours pas obligatoire au Québec. «On y travaille», conclut Mme Element.
www.ville.montreal.qc.ca/cultureloisir
De nouvelles dates d’inscription devraient être bientôt connues.

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