Formation et emplois

Les employeurs veulent éviter les mises à pied

Même si la récession touche maintenant le Canada, la majorité des employeurs d’ici font preuve de circonspection et souhaitent éviter autant que possible les mises à pied, indique un récent sondage mené par Hewitt & associés.

À vrai dire, les organisations cherchent plutôt d’autres solutions pour composer avec les contraintes budgétaires visant les ressources humaines, tout en continuant d’investir dans les programmes qui stimulent la mobilisation des employés. Le sondage révèle également que peu d’entre elles resserrent leurs programmes d’avantages sociaux, préférant couper dans les dépenses discrétionnaires, comme les voyages d’affaires (58 %).

Ainsi, environ 80 % des répondants disent vouloir garder intacts leurs régimes d’assurance maladie et invalidité, et d’assurance dentaire. Certains employeurs espèrent même bonifier leur programme d’avantages sociaux.

«La plupart des em­ployeurs considèrent que les programmes de reconnaissance et de fidélisation des employés, ainsi que les programmes de formation et de perfectionnement, sont de bons moyens de maintenir le niveau de mobilisation des employés, c’est-à-dire leur désir de demeurer à l’emploi de l’organisation et de déployer de réels efforts pour sa réussite», a noté par communiqué Lucie Paquet, conseillère principale auprès de Hewitt.

Mises à pied limitées, embauche réduite
Toujours selon le sondage, près de la moitié des employeurs interrogés, soit 47 %, imposent un gel de l’embauche, alors que 53 %?freinent leurs efforts de recrutement.

Quant aux mises à pied, 31 % des 192 organisations ayant participé à l’étude prévoient y avoir recours, principalement dans les secteurs manufacturier, financier, pharmaceutique et de la vente au détail. «Les employeurs savent que la récession ne sera pas éternelle et ils ne veulent pas se retrouver à court de personnel ou de compétences quand les affaires vont reprendre», a souligné Mme Paquet.

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