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Les bonnes nouvelles de la dernière année

Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport mène, tous les ans, une enquête auprès des diplômés des techniques du collégial. Cette enquête, qu’on nomme aussi la Relance, permet de décrire leur situation sur le marché de l’emploi.

La dernière Relance vient tout juste de paraître, et contient de bonnes et de mauvaises nouvelles. Quelque 16 500 jeunes diplômés de 2007 d’un programme technique ont été interrogés en mars 2008, 10 mois après la fin de leurs études. Environ 68 % d’entre eux détenaient alors un emploi. Évidemment, ce pourcentage, que la Relance nomme le taux d’emploi, était plus élevé pour les diplômés de certains secteurs de formation.

Les diplômés des secteurs de la mécanique d’entretien (84 %),  des mines et des travaux de chantier (81 %), du transport (79 %), de la santé (77 %), de l’agriculture et des pêches (76 %), de la métallurgie (75 %), de l’alimentation et du tourisme (74 %) et des services sociaux et juridiques (72 %) présentaient un taux d’emploi supérieur à celui de l’ensemble des diplômés.

Quelques formations affichent un taux d’emploi particulièrement intéressant, dont les techniques d’hygiène dentaire (96 %), d’analyses biomédicales (92 %), de radiodiagnostic (93 %), d’éducation spécialisée (81 %) et de santé animale (80 %). Le nombre brut de leurs diplômés est également impressionnant, variant de 190 à plus de 1 100. Ce sont des formations qui mettent un grand nombre de jeunes au travail.

Taux d’emploi difficile

D’un autre côté, le taux d’emploi est plus faible dans les secteurs de l’aménagement du territoire (56 %) et de la foresterie (48 %). Il s’agit là de secteurs de formation qui préparent à des domaines d’activité vivant des moments difficiles. 

Dans certains secteurs, plusieurs diplômés choisissent de continuer leurs études plutôt que de se présenter sur le marché du travail. C’est le cas des diplômés de la fabrication mécanique (48 %), des programmes d’administration, de commerce et d’informatique (42 %) et d’électrotechnique (33 %). De nombreux programmes universitaires leur sont d’ailleurs accessibles, ce qui les encourage à continuer leurs études.

Miser sur ses forces personnelles

Une Relance nous présente une bonne photo de ce qui s’est passé récemment sur le marché de l’emploi des jeunes. Malheureusement, le passé n’est pas toujours garant de l’avenir. Bien des choses peuvent changer en une année. Plusieurs jeunes qui avaient choisi un programme de formation sur la seule base du taux d’emploi affiché par la Relance de l’année précédente ont été déçus.

La Relance et les autres statistiques sont utiles quand vient le temps de choisir son orientation, mais, dans un monde changeant, miser sur ses forces personnelles et les exploiter à fond demeure la première nécessité.

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