Formation et emplois

L'exterminateur qui aimait les insectes

Dans Arachnopho­bia, John Goodman interprétait un exterminateur qui éliminait avec plaisir les araignées. Une composition qui a fait rire jaune plus d’un spécialiste en gestion parasitaire, la véritable appellation de l’exterminateur.

«Le film ne reflète pas la réalité, croit Harold Leavey des Entreprises Maheu Extermination. L’extermi-na­tion n’est qu’une partie de notre travail.» Le spécialiste en gestion parasitaire recherche avant tout des explications à la présence de ces petits êtres indésirables. «Ça ne sert à rien de traiter un problème si on ne con­naît pas ses causes. Il faut donc les trouver et préconiser une solution qui mettra fin définitivement à la situation», insiste M. Leavey.

Étude des comportements
Pour trouver la bonne solution, «il faut connaître leurs comportements», ajoute M. Leavey, qui compte dans son équipe des entomologistes, des biologistes et des agronomes. Des spécialistes qui ne correspondent pas aux stéréotypes entourant les exterminateurs. «Comme le gouvernement n’exige pas de formation spécifique pour pratiquer la profession, il est difficile de changer les perceptions du public», ex­plique Nathalie Juteau, présidente de l’Association québécoise de la gestion parasitaire (AQGP).

Le ministère exige que le candidat obtienne son di­plô­me d’études secondaires, ainsi que son permis provincial en application des pesticides, et qu’il soit formé par un spécialiste en gestion parasitaire. L’AQGP donne quelques formations, mais il faudrait que le gouvernement exige une formation obligatoire et continue.»  Cette stratégie permettrait peut-être de redorer le blason de la profession.

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