Formation et emplois

Plaidoyer pour une planification efficace

Même si des études universitaires semblent synonyme d’endettement, certains conseillers financiers soutiennent qu’une planification efficace peut permettre aux étudiants de décrocher un diplôme sans être à découvert.

Anna Conner, de la Financière SunLife, affirme que c’est possible si les étudiants suivent les trois règles suivantes : définir leur situation financière, colmater les fuites et épargner – ou bien investir. En outre, par mesure de précaution, ils devraient souscrire une assurance-vie pour protéger leur investissement.

«Ils doivent commencer par élaborer un plan, précise-t-elle. Leur objectif consiste à décrocher un diplôme. Ils doivent déterminer comment ils vont s’y prendre d’un point de vue financier.»   

Idéalement, les étudiants peuvent payer leurs études universitaires avec leurs économies, évitant ainsi les intérêts. Ceux qui n’ont pas des dizaines de milliers de dollars en réserve auront besoin d’un prêt étudiant.  

Mme Conner prévient les étudiants : «[Financiè­re­ment], ils doivent connaître leur point de départ pour être capables d’arriver à destination. Ils doivent éplucher leur relevé bancaire et leur relevé de carte de crédit.»

Il est tentant de les ranger dans un tiroir et de seulement verser le paiement minimum, mais le solde finit par grimper. «Il faut voir la situation sous l’angle suivant : chaque fois que l’on rembourse un solde de carte de crédit à 16 % d’intérêts, cet argent rapporte un bénéfice de
16 %», ajoute Mme Conner.

Elle recommande ensuite aux étudiants de surveiller toutes leurs dépenses pendant deux mois.

«Ils seront stupéfaits de voir à quel point ils gaspillent, affirme-t-elle. Ils devront colmater les fuites.»

Une fois leur véhicule économique rafistolé, ils doivent planifier leur route. Pour économiser à court terme en vue de verser un acompte sur une propriété ou de rembourser une dette, Anna Conner privilégie le compte d’épargne libre d’impôt (CELI). «On peut investir dans un marché monétaire à court terme, afin que l’argent reste fluide, explique-t-elle. On peut retirer les sommes très rapidement ou les investir à plus long terme dans des instruments comme les fonds mutuels, les CPG, etc.»

Sur une longue période  
À ceux qui sont capables d’épargner pour une longue période, Mme Conner conseille d’investir. «Je crois fermement qu’il faut placer son argent dans les marchés à un jeune âge, confie-t-elle. Les gens ont peur des marchés baissiers, mais les marchés haussiers l’emportent toujours. Au cours des 50 dernières années, les placements ont produit un rendement de 10 % environ. En ce qui concerne les jeunes, nous avons la possibilité de laisser les marchés suivre leur cours.»    

Quoi qu’il en soit, des gains de 10 % devraient être mis de côté, même par les étudiants.

Finalement, ces derniers doivent songer à contracter une assurance-vie pour garantir leur future assurabilité. «Lorsqu’une personne est jeune et en santé, ça ne lui coûte presque rien de choisir une assurance temporaire qui la couvrira jusqu’à ce qu’elle puisse se payer une Cadillac», assure Mme Conner.

Dix ans plus tard, il est parfois trop tard. Si on développe le diabète, la sclérose en plaques ou une série d’autres maladies, il est quasi impossible de se procurer une assurance-vie.

Hana, une blogueuse du YUBlog de l’Université York, à Toronto, prétend que le plus important est d’adopter un mode de vie économe. Elle conseille vivement aux étudiants de rester chez leurs parents, d’utiliser le transport en commun, de préparer des lunchs, d’organiser des fêtes chez eux et d’acheter des objets usagés. «Pour la plupart d’entre nous, étudier est synonyme d’être à court d’argent pendant quatre ans, raconte-t-elle. Toutefois, il existe quelques façons de rendre cette situation plus tolérable.» 

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