Formation et emplois

Être chauffeur d'autobus dans la région de Montréal: belles occasions en vue

Les initiatives du gouvernement québécois pour favoriser le développement du transport en commun urbain ont eu des effets importants sur les sociétés de transport. En plus d’améliorer le service, celles-ci ont obtenu les fonds nécessaires pour embaucher de nouveaux conducteurs.

La Société de transport de Montréal (STM) confirme d’ailleurs par la voix de Nathalie Garneau, chef de section, réseau des autobus, qu’elle a engagé 200 nouveaux conducteurs au cours des trois dernières années et demie. Et la demande de chaffeurs devrait se maintenir au moins jusqu’en 2011. «Au Réseau de transport de Longueuil (RTL), nous avons, au cours des quatre dernières années, engagé de 60 à 80 chauffeurs annuellement», souligne pour sa part Hélène Thibodeau, directrice de l’exploitation du RTL.

La situation est similaire à la Société de transport de Laval (STL), où Sylvain Yelle, directeur du transport et de la qualité du service, confirme que l’organisme a engagé 58 conducteurs au cours des deux dernières années  et prévoit en embaucher 30 nouveaux d’ici le début de 2012.

Achalandage et vieillissement
Toutefois, les initiatives gouvernementales ne sont pas le seul facteur qui explique cette hausse du recrutement. «Le transport en commun gagne en popularité, l’achalandage augmente, explique Mme Thibodeau. Pour le RTL, c’est 6 % d’augmentation.»

Il faut aussi prendre en considération le vieillissement des employés. «Plusieurs de nos chauffeurs ont pris ou vont prendre leur retraite, renchérit Mme Garneau. Il faut combler ces  postes.»

La situation a même obligé les sociétés de transport à revoir leurs critères de sélection. C’est le cas à Longueuil. «Avant, on exigeait du candidat qu’il possède un permis de conduire de classe 2. Mais comme le bassin est vide, on demande maintenant la classe 5. Le candidat doit ensuite obtenir sa classe 2 avant de suivre notre formation», confirme Mme Thibodeau. Ni la STM ni la STL n’envisagent pour l’instant une pareille politique.

De grandes exigences
Parce qu’il est responsable de la sécurité de ses passagers et des autres automobilistes, le conducteur d’autobus a un travail exigeant. C’est pourquoi il existe une attestation d’études professionnelles (AEP) en con­duite d’autobus, de plus en plus exigée par les sociétés de transport.

Tout au long des 330 heu­res que dure la formation, les candidats s’initient aux cinq principaux secteurs de l’industrie : le transport ur­bain, scolaire, interurbain, nolisé et adapté. Après l’obtention de ce diplô­me, l’étudiant intéressé par le transport urbain peut poser sa candidature dans une so­ciété de transport. Ces dernières dispensent elles-mê­mes une formation à la fois théorique et pratique qui dure de 200 à 300 heures.

Durant cette nouvelle formation, le candidat s’initie aux différents aspects de son travail, aux circuits et aux autobus. Il doit par la suite réussir une série d’épreuves confirmant ses capacités à exercer cette profession.

Enfin, tout au long de sa carrière, le chauf­feur sera régulièrement évalué et devra suivre des formations pour garder ses connaissances à jour.

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