Formation et emplois

Quand la surconsommation nuit à la conciliation travail-famille

J’étais passé prendre un collègue chez lui parce que nous devions rencontrer un client ce matin-là. Un samedi matin! Et son enfant s’évertuait à lui demander de rester à la maison. Au bout d’un certain temps, mon ami lui a dit qu’il n’avait pas le choix, que le boulot l’appelait et qu’il devait se rendre au travail.

Une fois dans la voiture, je lui ai rappelé que le client n’avait pas exigé notre présence ce matin-là et qu’il aurait très bien pu attendre au lundi. Mon ami m’a alors dit qu’il n’avait pas le choix, qu’il venait de changer de voiture, que son budget était serré et qu’il lui fallait faire grimper ses revenus.

Quelle surprise! Voilà quelqu’un qui gagne plus de 100 000 $ par an et qui devrait pouvoir passer le week-end avec ses enfants. Mais il ne le peut pas, non pas à cause des exigences des clients, mais bien parce qu’il vient de changer une automobile qui n’avait pas deux ans.

La faute aux employeurs, vraiment?
Ça m’a amené à réfléchir. Depuis des années, on entend parler des problèmes de conciliation
travail-famille. On dit que les entreprises devraient faire plus à cet égard et se montrer plus flexibles. C’est possible.

Mais s’il s’agissait plutôt d’un problème de conciliation travail-consommation-famille? La recherche de solution impliquerait  alors que chacun se questionne sur ses habitudes de consommation et sur l’impact que celles-ci ont sur sa disponibilité à la maison.

Il est bien entendu que la personne qui consomme encore et encore sera toujours obligée de faire des heures supplémentaires ou de cumuler plusieurs emplois simplement pour arriver. Mais cette consommation est-elle nécessaire?

Je ne dis pas que tout le monde est dans la même situation que mon ami. Loin de là. Je vous demande simplement de vous questionner sur vos derniers achats et de vous demander quelles répercussions ils ont sur votre vie.

Et si c’est votre consommation qui est en cause, arrêtez de dire que «papa ou maman doit aller travailler parce qu’elle est obligée». Dites plutôt que papa ou maman doit aller travailler parce que, même si ce n’était absolument pas nécessaire, il a changé de voiture le mois dernier (ou elle a acheté un spa…).

En réalisant quelle est la cause de votre débalancement travail-famille, vous apprécierez votre travail ou votre employeur. Et la prochaine fois que vous songerez à un achat, ça vous amènera à vous demander si vous souhaitez vraiment vous éloigner des vôtres.

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