Formation et emplois

Carrières méconnues dans la santé

Les départements des ressources humaines du secteur de la santé et des services sociaux ne chôment pas. Le recrutement de médecins, d’infirmières et de préposés aux bénéficiaires est une préoccupation constan­te, tout comme la promotion de nombreuses autres professions moins connues, mais indispensables au bon fonctionnement du réseau de la santé.

«On entend souvent parler, et avec raison, du manque de médecins et d’infirmières, mais il y a également d’autres types d’emplois pour lesquels les besoins sont criants. Les technologistes médicaux en sont un bon exemple», affirme Josée Lussier, chef des activités de dotation au Centre hospitalier de l’Uni­versité de Montréal (CHUM).

«La médecine nucléaire, la radio-oncologie, le radiodiagnostic, la physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie et le secrétariat médical sont parmi les secteurs qui offrent d’excellentes possibilités de carrière aux jeunes», mentionne à son tour sa collègue, Jasmine Parent, également chef des activités de dotation au CHUM. Dans ce centre hospitalier universitaire, qui regroupe quelque 34 spécialités, le nombre d’embauches par année, qui était de 800 en 1999, a pratiquement doublé en 10 ans.

En région aussi
Les 16 établissements de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec ne font pas exception. Quelque 2 000 postes devront y être pourvus d’ici trois ans. Le site www.travaillerensante.com a été mis en ligne afin de regrouper en un seul lieu tous les emplois disponibles dans la région. Il permet de découvrir la panoplie d’emplois qui sont offerts : médecins, pharmaciens, infirmières, ergothérapeutes, physiothérapeutes, orthophonistes, travailleurs sociaux, psychoéducateurs, techniciens en éducation spécialisée, infirmières auxiliaires, cuisiniers, secrétaires médicales, etc.

«Nous sommes aussi activement à la recherche de cadres intermédiaires et de gestionnaires», fait savoir Nadine Tremblay, conseillère en ressources humaines à l’Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Les besoins croissants de la population et les nombreux départs à la retraite expliquent en grande partie la pénurie avec laquelle doivent composer les établissements de santé. Mme Tremblay ajoute que, «comme le réseau comporte principalement des femmes, de nombreux congés de maternité sont également à prévoir. Cela vient s’ajouter aux défis que doivent relever les ressources humaines».

Monemploi.com
Cette chronique est un service de Septembre Éditeur.

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