Formation et emplois

De Harvard à la Ligue nationale

Couvert de sueur, Louis Leblanc s’assied dans la chambre des joueurs après un entraînement intensif pendant la semaine de perfectionnement des espoirs du Canadien au Complexe sportif Bell, à Brossard. Le premier Québécois à être repêché par le Trico­lo­re en pre­miè­­re ronde en 10 ans est en train de réaliser son rêve?: jouer au hockey dans le même unifor­me que ses idoles.

Mais un autre défi de taille attend Leblanc. Dès cet automne, il s’attaquera à des études en économie à la prestigieuse université Harvard, en plus de se préparer en vue d’une carrière dans la LNH. «La possibilité d’obtenir un diplôme de Harvard a, bien sûr, été un facteur important dans ma décision de jouer au hockey aux États-Unis, indique le jeune homme originaire de Kirkland, en banlieue de Montréal. À la fin de ma carrière de hockeyeur, je vais pouvoir obtenir un bon travail. Et si jamais ça ne fonctionne pas chez les professionnels, ma formation sera encore plus importante.»

Sans dénigrer le hockey junior québécois, Leblanc avoue qu’il voulait continuer à se développer en tant que joueur de hockey dans un univers où les études auraient une place centrale.

Après un passage remarqué au sein des Lions du Lac Saint-Louis, dans la Ligue midget AAA du Québec, il a donc fait le saut chez les Lancers d’Omaha, une équipe de la USHL, le circuit américain qui mène à la NCAA. «J’ai suivi des cours en ligne pendant la saison pour me préparer à mon entrée à l’université», dit-il.

Tout en se gardant à jour sur le plan scolaire, Leblanc a terminé au premier rang des pointeurs de son équi­pe, devançant même Danny Kristo, le premier choix du Canadien en 2008.

Pas de passe-droit
Même s’il a été recruté par le programme de hockey de Harvard, rien ne garantissait à Louis Leblanc qu’il mettrait les pieds dans l’illustre institution. «J’avais les notes qu’il faut, donc j’ai été accepté. C’est sûr que le fait qu’ils m’avaient recruté pour jouer au hockey n’a pas nui. Mais si je n’avais pas eu les capacités scolaires nécessaires pour performer à l’université, ils ne m’auraient pas accepté.»

On ne sait pas combien de temps Louis Leblanc restera à Harvard, car, considérant son potentiel, le Canadien risque d’avoir besoin de lui avant qu’il ait terminé ses études. Mais s’il complète une seule année, une règle de l’université lui permettra de revenir jusqu’à l’obtention de son diplôme. Son avenir semble donc assuré, autant sur la glace que sur les bancs d’école.

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