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Les métiers de comptabilité: L'art de faire parler les chiffres

La comptabilité, ce n’est pas qu’une calculatrice et des colonnes à remplir. D’ailleurs, il existe plus d’un métier en sciences comptables. CA, CMA, CGA : derrière ces sigles se cachent différentes professions.

Les comptables agréés (CA), les comptables généraux accrédités (CGA) et les comptables en management accrédités (CMA) administrent la comptabilité pour un particulier ou une entreprise, c’est-à-dire qu’ils sont capables de faire parler les chiffres. «On a un lien étroit avec sa calculatrice les quatre premières années», explique Jacques Fortin, responsable pédagogique du DESS en comptabilité publique aux HEC. «Ensuite, on prend du galon et on va vers l’analyse et la prise de décisions.»

«Un comptable n’est pas qu’un simple teneur de livres et il ne s’occupe pas seulement de produire des états financiers», ajoute Diane Messier, vice-présidente, formation professionnelle et relève à l’Ordre des comptables agréés du Québec. «S’il y a des projets d’expansion, d’acquisition, ou de développement d’un produit, ça tou­che au budget, et le comptable est consulté. Il y a une grande part de prise de décisions.»

Les différents métiers

Il existe trois spécialités réparties en trois ordres. Le CA est le seul à effectuer la comptabilité publique, c’est-à-dire la vérification des états financiers (les avoirs et les dettes). Il peut être fiscaliste, analyste-conseiller, gestionnaire, directeur des finances, et évoluer en entreprise ou en cabinet. Cette spécialité compte le plus grand nombre de représentants au Québec.

Le CGA fait le même travail qu’un CA. Auparavant, le CGA n’était pas autorisé à faire de la comptabilité publique, mais cela a changé en novembre dernier avec l’entrée en vigueur d’une loi étendant ce privilège aux trois ordres. Le CGA est surtout spécialisé dans la gestion financière et la planification. Il exerce plutôt en industrie et au sein de la fonction publique.

Finalement, le CMA travaille en industrie, où il fait de la comptabilité et du management. «Les CMA peuvent convoiter les mêmes postes que les CA, mais seulement 6 % d’entre eux exercent dans des cabinets d’experts-comptables», in­dique Steeve Mas­sicotte, vice-président, formation et qualité à l’ordre des CMA. «Ils vont plutôt en entreprise, où ils s’occupent de gestion, de stratégie et de management.»

Quelle que soit la branche choisie, ces professions of­frent une carrière à la carte. «La beauté de ce métier est qu’il permet d’aller travailler dans n’importe quel milieu et d’être très près de la direction générale», explique M. For­tin. «Il permet aux gens de se développer à la mesure de leur ambition et de leur talent, il n’y a pas de limite.»

Quel parcours choisir?

Les CA, CGA et CMA possèdent tous un baccalauréat en comptabilité. Leurs parcours diffèrent ensuite selon la spécialité :

Pour devenir CA, il faut :

  • Réussir le Programme de formation professionnelle (intégré dans un diplôme de deuxième cycle de 30 crédits);
  • Réussir l’examen final uniforme (EFU);
  • Faire un stage de 24 mois dans un cabinet de comptables agréés.


Pour devenir CMA, il faut :

  • Réussir le Programme de leadership stratégique CMA d’une durée de deux ans ou l’un des programmes universitaires de deuxième cycle reconnus par l’Ordre;
  • Faire un stage de 24 mois en entreprise ou dans un cabinet.


Pour devenir CGA, il faut :

  • Réussir le Programme court (15 crédits) en expertise professionnelle de deuxième cycle;
  • Réussir les deux examens professionnels nationaux : Exercice professionnel (PA1) et Gestion financière stratégique (PA2);
  • Faire un stage de 24 mois en entreprise ou dans un cabinet.

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