Formation et emplois

Nutritionniste spécialisé, un monde de possibilités

Mélanie Olivier prépare les menus de plusieurs athlètes canadiens. Autant pour les nouveaux sportifs que pour les athlètes d’élite ou l’équipe olympique, elle élabore des menus, fait des suivis et trouve les combinaisons d’aliments qui donneront le maximum d’énergie à ceux qui doivent relever un défi sportif. Elle est ce qu’on appelle une nutritionniste spécialisée.

Alors que les consommateurs ont plus que jamais conscience de l’importance de leurs choix alimentaires, les nutritionnistes sont en grande demande, et ce, dans tous les domaines. Faire des recherches en alimentation, élaborer des menus pour les écoles, conseiller un athlète, Monsieur ou Madame Tout-le-Monde, une femme enceinte ou une personne malade offrent un monde de possibilités. C’est pourquoi de nombreux nutritionnistes se spécialisent.

L’alimentation à l’étude
Au Québec, trois universités proposent un bac en nutrition comprenant un tronc commun de trois ou quatre ans avec stages. Quatre secteurs s’offrent ensuite aux étudiants qui décident de se spécialiser en faisant une maîtrise : la nutrition clinique, la nutrition publique, l’agroalimentation et la biopharmaceutique, ainsi que la gestion des services d’alimentation. «Et à l’intérieur de ces secteurs, on peut encore se spécialiser», affirme Annick Lavoie, coordonnatrice aux affaires professionnelles de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec (OPDQ).

De son côté, Mélanie Olivier a toujours été impliquée dans le milieu sportif : athlète en ski alpin, elle a ensuite été entraîneuse et organisatrice d’événements sportifs. D’après elle, c’est cette passion pour le sport jumelée au fait qu’elle est issue d’une famille de restaurateurs qui l’ont menée au bac en nutrition puis la maîtrise en nutrition sportive à l’Université de Montréal. Elle déplore d’ailleurs le fait que la nutrition sportive ne soit pas encore reconnue comme un secteur officiel de spécialisation.

Depuis 2003, elle est aussi présidente d’atp nutrition, une organisation qui vise à optimiser l’alimentation des athlètes canadiens. Et elle était aux Jeux olympiques de Vancouver, afin de suivre les athlètes au quotidien. 

Comme pour tout domai­nes, des études poussées et une spécialisation donnent souvent l’occasion de toucher un meilleur salaire et parfois, de jouir de meilleures conditions de travail.
Annick Lavoie explique que, sur les 2 500 nutritionnistes du Québec, il est difficile de dire combien sont spécialisés. Selon elle, la plupart le sont. Ils se spécialisent par une formation, au fil des expériences.

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