Formation et emplois

André Pedneau, animateur horticole: le secret est dans le jardin

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

Depuis maintenant 21 ans, André Pedneau arpente les jardins communautaires de Montréal. Prodiguant des conseils de semence à l’un, faisant une suggestion d’engrais à l’autre, l’animateur horticole met son pouce vert à profit partout où il passe, pour le plus grand plaisir des jardiniers en herbe qui se régalent de leurs récoltes.

Il n’existe pas à proprement parler de formation en animation horticole. Par contre, plusieurs programmes spécialisés en horticulture se donnent dans certaines institutions professionnelles, collégiales ou universitaires. André Ped­neau, lui, possède une formation en biologie. Son expertise en matière de jardins, il l’a plutôt acquise quand il a été propriétaire, après ses études, d’une petite ferme dotée d’un jardin, de champs, d’une serre et d’un verger.

C’est à son retour dans la métropole, quelques années plus tard, que l’amoureux de la terre voit un poste d’animateur horticole affiché à la Ville de Montréal. Ce poste, il l’occupe depuis plus de 20 ans, et son travail le passionne toujours autant.

C’est que le métier d’animateur horticole ne se limite pas à conseiller les apprentis jardiniers et les jardiniers émérites qui entretiennent leur petit lopin de terre, que ce soit sur place, au téléphone ou par courriel.

La mission d’André Pedneau est bien plus large que ça. En plus de visiter les soirs de semaine, de mai à octobre, les jardins communautaires des arrondissements de Ville-Marie et du Plateau Mont-Royal auxquels il est affilié, le biologiste coordonne la table interarrondissements des jardins communautaires, qui a été créée depuis que la Ville de Montréal a fusionné.

«Un animateur horticole, ça soutient également les comités de jardins et l’agent de développement qui est responsable de la gestion des activités durant la saison, note celui qui écrit aussi pour différents magazines d’horticulture et pour le journal des jardins communautaires de Montréal, La feuille de chou. L’animateur horticole s’assure que les procédures et les règles qui sont en vigueur à la Ville de Montréal soient respectées, de même que celles du jardin. Il achemine aussi les demandes de services, de livraison de matériel et de réparation aux gens concernés, et il fait le suivi.»

Psy vert
André Pedneau souligne par ailleurs que son travail demande un brin de psychologie et de bonnes aptitudes de communication. Adieu, donc, l’image du jardinier qui ne parle qu’à ses plantes! «Presque 50 % du travail est de régler des problèmes humains, pas des problèmes de légumes!» confie-t-il.

Mais le sage horticulteur, qui assure qu’il n’y a rien de meilleur que de croquer dans une tomate qu’on a cultivée soi-même, est catégorique sur ce point : «Un animateur horticole doit posséder d’excellentes connaissances en botanique!»

Pour plus d’information sur les jardins communautaires de Montréal : www.ville.montreal.qc.ca

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