Formation et emplois

Les PME canadiennes réticentes face à l'UE

Malgré les efforts déployés par le gouvernement fédéral en vue de conclure, d’ici 2011, un accord de libre-échange avec l’Union européenne (UE), une majorité de dirigeants canadiens de petites et moyennes entreprises (PME) se montrent réticents à l’idée de lier plus étroitement l’économie du Canada à celle de l’Europe.

Une enquête réalisée récemment par Léger Marketing à la demande d’UPS Canada a montré que seulement 7 % des entreprises sont favorables à un partenariat économique plus étroit avec l’Europe occidentale, et 1 % avec l’Europe orientale. Inversement, une PME sur cinq préférerait que le Canada facilite les échanges avec une puissance économique montante comme la Chine, pays avec lequel le Canada entretient des relations plutôt froides depuis quelques années en raison de désaccords politiques.

«Cet intérêt à l’égard du marché chinois est un signe positif. Toutefois, les PME qui souhaitent prendre de l’expansion ne devraient pas négliger le marché européen», souligne Mike Tierney, président d’UPS Canada. À l’heure actuelle, seulement 10 % des PME canadiennes font affaire avec des pays de l’UE, alors que près de 30 % d’entre elles traitent avec les États-Unis.

Une PME sur cinq croit que les États-Unis sont au début d’un long déclin qui marquera peut-être l’effondrement de cette superpuissance économique. En outre, environ 50 % des dirigeants pensent qu’il faudra attendre encore au moins 5 ans avant que les États-Unis ne sortent de la récession.

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