Formation et emplois

Des professions qui décollent

Afin de répondre à la demande, une formation en maintenance d’aéronefs a été mise sur pied par l’École nationale d’aérotechnique (ENA). Une première cohorte de 14 personnes, composée en majeure partie d’immigrants ayant de l’expérience dans le domaine, mais pas de diplôme canadien, devrait terminer les 1 200 heures de formation en février 2011. Une fois sur le marché du travail, le travailleur devra acquérir trois ans d’expérience pour obtenir la licence en mécanique d’avions et hélicoptères (licence «M»), en avionique (électronique d’aviation, «E») et en structure (spécialité en carlingues, «S»).

La formation donnée par l’ENA (qui relève du collège Édouard-Montpetit) est reconnue par Transport Canada et couvre ces trois champs d’expertise. Selon Marc Ory, conseiller en formation au Collège, elle serait la première de ce type à être offerte au Canada. S’échelonnant sur deux sessions, elle ne comporte pas de stage, et s’offre sous forme de cours pratiques dans les hangars de l’école.

La formation actuelle se fait avec l’aide financière d’Emploi Canada, mais le collège souhaite que se concrétise un partenariat avec l’Ordre des Ingénieurs du Québec pour l’offrir à des ingénieurs immigrants n’a­yant pas nécessairement d’ex­périence dans le do­maine aéronautique mais souhaitant intégrer le mi­lieu de cette façon. «C’est souvent le problème pour les nouveaux arrivants, men­­tionne Marc Ory. Ils ont obtenu un diplôme à l’étranger qui n’est pas reconnu au Canada.» Refaire des études et des examens d’ingénierie peut s’avérer long et fastidieux.

Certains vont donc privilégier une voie de garage pour obtenir un travail qui convient à leurs compétences. Bien sûr, la formation sera aussi offerte, selon la de­mande et l’appui d’Emploi Québec, à tous les chercheurs d’emploi qui répondent aux critères de sélection. Les préalables sont un diplôme de 5e secondaire avec des mathématiques fortes ou une expérience équivalente.

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