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Stratégie de carrière: les femmes désavantagées

Pour obtenir une promotion et avancer dans le monde du travail, il suffit de suivre les «règles du jeu», n’est-ce pas? On fait connaître ses ambitions professionnelles, ainsi que sa vo­lon­té d’y consacrer le temps et les efforts requis, à son supérieur, sans négliger d’en parler avec le pa­tron de ce dernier.

Si cette stratégie semble bien fonctionner pour les hommes, une étude de Catalyst révèle que la même attitude proactive n’est pas bien perçue chez les femmes. «Cet­te étude détruit le mythe selon lequel les femmes ne font pas connaître leurs as-pirations. En réalité, elles le font! Mais elles n’obtiennent pas grand-chose en retour. Par contre, les hommes n’ont pas à demander pour obtenir. Qu’est-ce qui cloche dans ce tableau?» s’est interro­gée par voie de communiqué Ilene H. Lang, présidente et chef de la direction de Catalyst.

Selon l’étude, qui a analysé les stratégies de carrière les plus courantes, les tac- tiques utilisées par les fem­mes à fort potentiel avaient peu d’incidence sur la progression de leur carrière. Inversement, les hommes qui avaient eu recours aux stratégies de carrière les plus proactives avaient devancé les autres hommes.

Ainsi, le salaire des fem­mes croît plus rapidement quand elles restent avec le même employeur, aux yeux duquel où elles ont fait leurs preuves, que lorsqu’elles sont embauchées par un nouvel employeur qui paie en fonction du potentiel, contrairement aux hommes.

Par ailleurs, les hommes demeurent plus susceptibles de décrocher des postes de haute direction ou de PDG (21 % contre 11 % de femmes). 

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