Bilinguisme en option
La qualité des cours d’anglais dans nos écoles a beau avoir été écorchée ces dernières années, il semble que des connaissances limitées de l’anglais n’empêchent pas de réussir sa carrière.
Selon un sondage en ligne, près de la moitié des Québécois (47 %) estiment que «la maîtrise du français et une connaissance limitée de l’anglais suffisent» aujourd’hui pour percer au Québec. Chez les 18-34 ans, ils sont 53 % à le croire, mais 40 % des 55 ans et plus en disent autant. À l’inverse, 41 % des répondants affirment qu’il est «essentiel d’être parfaitement bilingue» pour progresser.
Parmi les 769 répondants francophones, 39 % consi-dèrent qu’il est «essentiel d’être parfaitement bilingue» aujourd’hui pour réussir sa carrière au Québec, comparativement à 73 % chez les répondants anglophones.
«Bien que les résultats du sondage indiquent [que plusieurs] estiment que le français demeure la langue la plus importante au Québec pour faire progresser sa carrière, on peut dire sans risque d’erreur qu’aujourd’hui, la maîtrise des deux langues, dans n’importe quel marché, est un atout valorisé aux yeux des employeurs», a nuancé par voie de communiqué Peter Gilfillan, vice-président principal et directeur général de Monster Canada.
Le sondage Monster-Ipsos a été mené en ligne auprès de 813 Québécois francophones et anglophones.