Informatique : taux de placement sans pareil
S’il est un domaine qui connaît une croissance presque continue depuis les années 1960, c’est celui de l’informatique, avec un taux de placement qui n’a pas son pareil.
«Il est de 110 %, explique Patrice Marcotte, directeur du Département d’informatique et de recherche opérationnelle (DIRO) de l’Université de Montréal. Il y a plusieurs étudiants en informatique qui vont choisir de ne pas terminer leurs études parce qu’ils ont un emploi.»
Si la formation fait miroiter la promesse d’un emploi, elle a beaucoup évolué au fil du temps. «Dans les années 1970, on formait des programmeurs, rappelle-t-il. Maintenant, on fait plus que programmer.»
Le rôle de l’informaticien, tant dans le secteur privé que dans le secteur public, est celui d’analyste, programmeur, administrateur de systèmes, concepteur, consultant ou professeur, et ses champs d’action sont très vastes, notamment dans les télécommunications, les jeux vidéo, l’informatique médicale et le commerce électronique.
«Si on fait exception de grosses boîtes comme Google, où presque tous les employés sont informaticiens, les autres secteurs du marché du travail ont besoin d’informaticiens, continue M. Marcotte. L’informatique, c’est un peu comme les mathématiques. On en a maintenant besoin partout.»
Avec une facilité aussi grande à se placer, les informaticiens peuvent obtenir de très bons salaires. Un spécialiste en architecture informatique peut par exemple aller chercher 85 000 $ par année, selon le site web Technocompetences.qc.ca. Mais avant de devenir informaticien, il faut suivre une formation exigeante. Selon le directeur du DIRO, le taux d’échec est très élevé.
En plus d’être persévérant, le futur informaticien doit se préparer à voir son domaine évoluer à très grande vitesse. «Les téléphones intelligents. On ne parlait pas de ça voilà à peine quelques années. L’informatique évolue tellement vite qu’il faut que les gens soient prêts à se renouveler sans cesse.»