Reconnaissance professionnelle en électrophysiologie médicale
Depuis le 21 novembre, l’Ordre des technologues en imagerie médicale et en radio-oncologie du Québec accueille quelque 520 nouveaux membres : les technologues en électrophysiologie médicale (TEPM).
Cette nouvelle reconnaissance professionnelle permettra entre autres à ces techniciens de pratiquer des actes exclusifs et protégés par la loi. Par exemple, seuls les technologues en électrophysiologie membres de l’ordre, c’est-à-dire détenant un DEC spécialisé, pourront désormais programmer des stimulateurs cardiaques.
France Morin, présidente de l’Association des TEPM, explique qu’auparavant, n’importe qui dans le milieu hospitalier pouvait être formé pour effectuer ces tâches. «La reconnaissance professionnelle confère beaucoup de prestige à la profession, tout en assurant une meilleure protection du public.»
La protection du public est le but principal de la démarche d’entrée dans l’Ordre des TEPM, démarche qui a abouti après une vingtaine d’années de discussions et de travaux. Danielle Boué, présidente de l’Ordre des technologues en imagerie médicale et radio-oncologie, est pour sa part bien heureuse d’accueillir ces nouveaux membres. «Le milieu de la santé ne s’en portera que mieux, estime-t-elle. Cela fait quelques années que nous travaillons de manière intensive; il a fallu remodeler tous les comités et les règlements.»
Pour le moment, France Morin siégera sur le conseil d’administration de l’ordre. Elle avoue cependant ne pas être certaine que son association restera active bien longtemps : «Le but premier de l’association – obtenir un titre professionnel pour les TEPM – a été atteint. Je doute de la pertinence de conserver l’association.»
Être technologue en électrophysiologie
En termes simples, Danielle Boué, de l’Ordre, définit le travail des technologues en électrophysiologie comme suit : l’enregistrement et l’analyse de l’électricité du corps humain sous plusieurs formes. «Après tout, le corps fonctionne à l’électricité!» souligne-t-elle.
Ils œuvrent dans cinq champs distincts : cardiaque, cérébral, neuromusculaire labyrinthique (ex. vertige et troubles de l’équilibre) et polysomnographie (étude du sommeil).
Au Québec, seuls deux établissements proposent la formation pour l’instant. Dans le secteur public, c’est le collège Ahuntsic, à Mont–réal, qui offre la technique. Au privé, c’est au collège Ellis à Trois-Rivières que les cours se donnent. Dès l’automne prochain, une troisième option s’offrira aux étudiants, puisque le cégep de Lévis-Lauzon, à Québec, inaugurera un nouveau programme de techniques en électrophysiologie médicale.