Vers un meilleur encadrement en ostéopathie
Un médecin qui travaille avec ses mains – voilà ce qui décrit le mieux la profession d’ostéopathe.
À peine connu voilà une trentaine d’années, l’ostéopathe étend son influence dans la population québécoise année après année.
Si bien que, cette année, les ostéopathes du Québec auront leur ordre, une mesure visant à mieux encadrer la pratique de cette branche de la médecine.
«On fait 2 millions d’actes par an. On touche une population de 800 000 personnes», affirme Jean-Luc Géhant, président d’Ostéopathie Québec, l’organisme qui administre l’évaluation des diplômés.
Si la médecine traditionnelle soigne efficacement les grands traumatismes, rappelle le président, l’ostéopathie adopte une approche globale qui convient mieux à nombre de personnes, du bébé de quelques semaines à l’aîné aux prises avec des douleurs chroniques.
«On ne surprend pas les tissus qui sont en souffrance. On va favoriser les facteurs de guérison que le corps possède», explique-t-il.
Même si la pratique des ostéopathes n’est pas encore couverte par l’assurance-maladie du Québec, la plupart des assureurs privés en défraient les coûts, assure le porte-parole.
«Ils y gagnent beaucoup. C’est plus facile de payer deux ou trois séances chez un ostéopathe que de payer six mois chez d’autres spécialistes.»
Quant aux champs d’action des ostéopathes, ils sont nombreux, notamment auprès des équipes de sport professionnel, comme l’Impact de Montréal par exemple.
«La demande est de plus en plus présente dans la population, assure Jean-Luc Géhant. Il y a de multiples possibilités, il n’y a pas encore de saturation.»
En 2013, les ostéopathes québécois auront leur ordre, une mesure visant à mieux encadrer la pratique de cette branche de la médecine.