05:00 25 février 2020 | mise à jour le: 14 juin 2021 à 14:07 Temps de lecture: 3 minutes

2020, l’année du respect

2020, l’année du respect
Photo: Métro

La dernière décennie a apporté son lot de changements dans les milieux de travail, à commencer par une étiquette plus souple.

Certaines pratiques demeurent toutefois inacceptables. Survol de ce qu’il ne faut surtout pas faire, même en 2020. Deux spécialistes en étiquette donnent leurs conseils pour faire en sorte que les collègues d’une même entreprise manifestent de la considération les uns pour les autres.

Aires ouvertes

L’avènement des aires ouvertes a compliqué la cohabitation des travailleurs dans les bureaux. Une étude réalisée en 2014 par la firme Ipsos et l’entreprise Steelcase a montré que 85% de ces employés avaient de la difficulté à se concentrer.

Pour la spécialiste en étiquette Julie Blais Comeau, travailler dans une aire ouverte est une «expérience sensorielle». Tous les sens y sont sollicités, ce qui entraîne des irritants.

«Est-ce que j’ai envie d’entendre la musique de mon collègue? Est-ce que j’ai envie qu’on me frôle?» cite en exemple la fondatrice du site ÉtiquetteJulie.com. Les entreprises doivent donc adopter un code de conduite pour éviter les frictions entre collègues.

«La liberté des uns s’arrête là où celle des autres commence.» Cette expression s’applique aisément au milieu du travail. Même en 2020.

Langage respectueux dans les milieux de travail

La moitié des patrons (55%) sondés par la firme Accountemps l’automne dernier ont dit constater que leurs employés utilisaient un langage vulgaire. Même en 2020, c’est inacceptable, insiste la consultante en étiquette Danielle Roberge. Au cours d’un de ses mandats, celle-ci a proposé d’imposer le vouvoiement à des employés faisant preuve de condescendance et de nonchalance. Résultat: les interactions entre les employés se sont améliorées.

«Des patrons craignent de s’éloigner de leurs employés en les vouvoyant, rapporte-t-elle. Or, après l’avoir essayé, ils constatent que ce n’est pas le cas.» La présidente de Parlons Étiquette souligne en outre que le vouvoiement est primordial en présence d’un client, à moins que celui-ci précise qu’il préfère le tutoiement.

Téléphone intelligent

Le téléphone intelligent est désormais un outil de travail, mais c’est aussi une source de distraction. Danielle Roberge en appelle donc au bon jugement de chacun.

«Au minimum, si on est en rencontre avec une personne et qu’on doive recevoir un appel, il faut avertir notre interlocuteur. Avec un client, on ne doit jamais répondre», rappelle la spécialiste de l’étiquette.

Elle propose également d’établir des consignes sur la présence (ou non) des téléphones intelligents avant les réunions d’équipe. S’ils sont admis pour les urgences, ils devraient être mis en mode silencieux pour éviter de perturber les échanges.

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