Formation et emplois

Une formation technique de santé animale à la fine pointe

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Philippine De Tinguy - Métro

Au Québec, sept cégeps proposent le DEC en Techniques de santé animale. Généralement d’une durée de trois ans, ce programme mène directement ceux qui le souhaitent sur le marché du travail, le taux de placement atteignant même les 100 %. D’autres choisissent de se réorienter dans le domaine de la santé ou de poursuivre leurs études en biologie, en agronomie ou encore en microbiologie.

«Les cours pratiques commencent dès la première année», indique Dominique Poirier, enseignante au cégep de Saint-Hyacinthe. «Nous avons développé de belles collaborations pour que nos étudiants puissent avoir le maximum de contact avec les animaux», continue-t-elle.

Entrer dans le vif du sujet permet également aux nouveaux inscrits de se faire une idée de ce qui les attend. «Puisque nous perdons une quinzaine d’étudiants en cours de route, il est important de préciser que le rôle des techniciens en santé animale est de soigner, et non de cajoler les animaux!» souligne l’enseignante.

Le cégep de Saint-Hyacinthe propose d’ailleurs aux aspirants techniciens en santé animale de se mettre dans la peau, le temps d’une journée, d’un étudiant au DEC.

Et pour ceux qui choisissent cette voie, les possibilités sont vastes. Diplôme en poche, ces derniers peuvent se diriger vers les services vétérinaires, la recherche, ou encore vers les soins relatifs aux animaux de production. Pour les aider dans leur choix, des stages sont obligatoires dans chacun de ces secteurs.

«Malheureusement, les conditions de travail dans les cliniques et les hôpitaux laissent à désirer, puisque le taux horaire est d’environ 14,50 $, ce qui est peu compte tenu de leur solide formation technique», déplore Mme Poirier.

«Par contre, la recherche en laboratoire peut être intéressante, car il y a des possibilités d’avancement, précise-t-elle. Le bien-être des animaux est très réglementé, les techniciens ont donc un beau rôle à jouer au niveau de l’éthique.»

Même si l’adhésion à l’Association des techniciens en santé animale du Québec (ATSAQ) n’est pas obligatoire, Dominique Poirier la recommande fortement. «Nous encourageons d’ailleurs les diplômés à passer l’Examen national des techniciens en santé animale (ENTSA), puisque son objectif est de standardiser la profession dans l’ensemble de l’Amérique du Nord», explique-t-elle.

Selon elle, l’amélioration des conditions de travail des TSA passe par la mobilisation de groupe et permettra alors un jour de bénéficier d’avantages, comme une hausse de salaire, par exemple.

L’ATSAQ offre également des formations continues, et donc la possibilité de poursuivre son apprentissage et d’améliorer ses compétences.

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