Soutenez

Êtes-vous intrapreneur?

Photo: Métro

Un intrapreneur joue le même rôle qu’un entrepreneur, mais à l’intérieur d’une organisation existante. Vous avez toujours l’impression d’être sur la mince frontière entre l’entrepreneur et l’employé?

Bonne nouvelle, le concept d’intrapreneuriat vous aidera à y voir plus clair et à vous développer… à condition de trouver un milieu qui vous le permette.

Se ménager un espace
Être un intrapreneur est une question d’attitude, une volonté d’innover, comme le décrit Louis-Jacques Filion dans son plus récent livre Innover au féminin: savoir se dépasser, intraprendre (Presses de l’université du Québec). Le professeur à HEC Montréal s’intéresse aux intrapreneurs comme moteurs de l’innovation dans une organisation.

M. Filion soutient que l’intrapreneur sent cette même impulsion de l’entrepreneur pour se créer un espace à lui, où il pourra réaliser ses ambitions. Il n’a cependant pas envie d’être confronté à la pression financière ou encore à l’isolement que le travail autonome nécessite, du moins au début.

Un autre avantage des intrapreneurs est de pouvoir dénicher des ressources qui existent déjà dans leur structure. Malgré cette plus grande aisance, une personne qui cherche à concrétiser une idée ou à développer un nouveau produit doit mesurer les limites de son action. Comment parvenir à mobiliser une équipe ou à obtenir un budget sans détonner dans la culture de l’entreprise?

Émanciper ses meilleurs joueurs
Même si le concept d’intrapreneuriat n’est pas nouveau, peu d’organisations ont fait le pas de l’intégrer à leurs façons de faire. Le professeur Filion insiste justement, dans l’avant-propos de son livre, sur le fait que les intrapreneurs doivent apprendre à se dépasser par eux-mêmes, faute de soutien.

Les entreprises auraient pourtant intérêt à encourager l’intrapreneuriat, ne serait-ce parce que c’est une manière économique de stimuler l’innovation tout en contrôlant les ressources. Elles pourraient choisir par exemple d’organiser des concours pour encourager leurs employés à soumettre une idée qu’ils souhaiteraient voir réalisée. Puis, il s’agit ensuite de libérer le vainqueur d’une partie de ses tâches habituelles pour faire avancer son projet.

L’exemple le plus cité reste Google, qui a eu l’idée de permettre à ses employés de prendre jusqu’à 20% de leur temps de travail pour développer de nouveaux produits. Adsense, le système publicitaire du géant de l’informatique, serait notamment issu de ce temps libre.

Mais encourager ses employés à entreprendre ne représente-t-il pas un risque pour la compagnie? La difficulté est certainement de garder l’innovation à l’intérieur de l’entreprise.

Toutefois, essayer de retenir les employés foncièrement intrapreneurs dans un poste sans marge de manœuvre est encore plus périlleux. Sans compter que, même si l’intrapreneur devait partir pour poursuivre son plan ailleurs, son activité rayonnera sur l’organisation mère.

Cinq questions
Pour déterminer si vous êtes un intrapreneur, quelques questions sont à prendre en considération. En voici cinq pour vous aiguiller:

  1. Avez-vous le goût de l’aventure?
  2. Voudriez-vous éviter la routine?
  3. Des idées d’innovation vous démangent-elles?
  4. Êtes-vous une personne qui sait bien s’entourer?
  5. Avez-vous envie d’améliorer l’entreprise pour laquelle vous travaillez?

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.