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Conseiller en gestion: un tremplin vers les hautes sphères

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Philippine De Tinguy - Métro

Quel que soit leur domaine, le rôle des conseillers en gestion est d’accompagner les entreprises dans leurs prises de décisions afin d’atteindre certains objectifs.

Les chemins menant à un poste de conseiller en gestion sont nombreux. Selon M. Ghadiri, professeur adjoint en management à HEC Montréal, le parcours le plus emprunté est une formation en gestion ou une formation universitaire, comme la maîtrise, même si certaines firmes engagent de plus en plus de diplômés au baccalauréat.

C’est le cas de M. Arthur Rollin qui, le baccalauréat tout juste en poche, a trouvé un emploi chez Deloitte après quelques jours seulement. Et en effet, d’après le service de placement de HEC, plus de 95% des étudiants avaient un emploi dans les six mois après la fin de leurs études.

«J’envisage éventuellement de faire un MBA. Pour l’instant, je trouve que mon emploi est une excellente école», soutient M. Rollin.

«Effectivement, une autre voie à envisager est celle du terrain. Les gestionnaires peuvent accumuler de l’expérience et des contacts dans un secteur donné, pour ensuite en faire profiter leurs clients à titre de conseillers en gestion», poursuit M. Ghadiri.

«Si certains choisissent de rester dans le domaine du conseil en devenant partenaire au sein de leur firme ou en lançant la leur, d’autres souhaitent obtenir un poste de gestionnaire. Le métier de conseiller en gestion est souvent considéré comme un accélérateur de carrière et un tremplin vers de plus hauts postes.

En fonction de leur choix de carrière, les expériences de travail peuvent varier énormément d’un conseiller à l’autre, indique Djahanchah Ghadiri.

«Ainsi, la réalité du conseiller interne qui œuvre au sein d’une seule et même organisation diffère de celle du conseiller externe, dont les mandats toucheront une plus grande diversité de milieux organisationnels.

Les clients qui font appel à nous sont des entreprises qui veulent régler un problème, dont la nature peut être très vaste, ou encore développer des stratégies», explique Arthur Rollin, analyste d’affaires pour le cabinet de services professionnels Deloitte, une autre appellation du métier de conseiller en gestion.

«Notre but est donc d’apporter un point de vue externe, tout en mettant à profit notre expertise du domaine. Aussi, grâce à différents outils, nous mesurons le potentiel de l’entreprise afin de faire des recommandations adéquates», précise-t-il.

CV

  • Nom. Arthur Rollin
  • Titre. Analyste d’affaires pour le cabinet Deloitte, à Montréal
  • Formation. Baccalauréat en administration des affaires, spécialisation finance, obtenu en 2012 à HEC Montréal
  • Dans la profession depuis. 2013

Pourquoi avez-vous choisi cette profession?
Pour ne pas avoir à choisir! En fait, mon emploi me permet d’être exposé à un maximum d’entreprises, d’industries et de problématiques; je savais qu’en me dirigeant vers un poste de conseiller en gestion, j’allais avoir cette possibilité.

Quelles sont vos principales tâches?
Quand nos clients viennent nous voir avec des problématiques, nous les conseillons en leur apportant des recommandations et nous les accompagnons, au besoin. Pour ce faire, nous collectons et analysons des données pour bien saisir leurs besoins, dans le but de leur proposer un cadre ou une structure qui les aidera à atteindre leurs objectifs.

Quelles qualités doit-on posséder pour travailler dans ce domaine?
Une grande capacité d’adaptation, puisque nous ne faisons jamais face aux mêmes situations. Ensuite, il faut être capable de se mettre dans la peau de client, de l’écouter, de le comprendre. Le côté relationnel est très important puisque nous devons présenter et vendre nos idées. Finalement, il faut être analytique et structuré, et surtout bien connaître et saisir les différents enjeux du domaine dans lequel le client évolue.

Quels aspects de votre travail préférez-vous?
La diversité! Nous collaborons avec tellement de clients différents, qui arrivent avec leurs propres problématiques, que j’en apprends énormément. C’est parfait quand on a envie d’explorer différentes sphères. Et ça permet aux jeunes d’être constamment en contact avec des professionnels expérimentés capables de transmettre leur savoir-faire.

Qu’est-ce qui vous déplait?
J’aime moins le fait que nous fassions seulement des recommandations, au lieu d’être dans l’action. Ça nous arrive de faire des suivis avec les clients, mais cela fait moins partie de nos tâches.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut travailler dans ce domaine?
Je conseille aux jeunes diplômés, même si j’en suis un moi aussi, d’essayer de se distinguer. Je pense que c’est important de s’impliquer dans des causes, comme du bénévolat. Cela démontre que l’on est capable d’atteindre un certain niveau de responsabilisation. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait, grâce au Club de consultation en management, à HEC, qui met en relation les professionnels et les étudiants en leur permettant de travailler sur certains mandats.

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