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Sieste au travail: pour quand au Québec?

Photo: Métro

Tout travailleur a droit à une sieste, indique la constitution chinoise! Au Japon, de nombreuses entreprises l’ont rendue obligatoire. C’est un moment sacré en Espagne, où la pause du dîner dure plusieurs heures… À quand une mesure similaire au Québec?

«On connaît déjà les vertus de la sieste, mais j’ai eu l’occasion de constater ses effets bénéfiques. Les travailleurs chinois font une sieste de 15 à 25 minutes après le dîner, et leur productivité augmente de façon impressionnante après ce petit somme. Je pense que ça a une grande influence sur le travail, quoique je n’aie plus l’occasion de pouvoir en profiter au Canada!» confiait Philippe Arseneault, un auteur québécois ayant vécu neuf ans en Chine, lors d’une entrevue accordée à Workopolis. Et pour cause: au Québec, il n’est pas encore question de s’assoupir pour piquer un petit roupillon sur son lieu de travail…

La sieste n’a pas sa place?
«Ici, la sieste est encore mal vue; alors s’endormir au bureau, on n’imagine même pas», indique Nathalie Roy, vice-présidente du Spa Eastman, qui a rapporté de ses voyages à Londres, Paris et New York le concept des siestes énergisantes offertes à la succursale du spa urbain de Montréal. Situé en plein centre-ville, Spa Eastman Montréal propose donc des forfaits pour recharger ses batteries en se laissant bercer quelques minutes dans les bras de Morphée.

La sieste est inappropriée au bureau? Mais non! Au lieu de boire une bonne tasse de café pour garder les yeux ouverts après le souper, les clients de Nathalie Roy enlèvent leur veston et leurs chaussures pour s’assoupir quelques dizaines de minutes. «Notre clientèle principale est constituée d’hommes et de femmes d’affaires qui ont besoin de retrouver leur énergie ou qui veulent décompresser avant une conférence ou une réunion», précise-t-elle.

Effet sur la productivité
Au Québec, il semblerait donc que peu de travailleurs s’autorisent à piquer un somme pendant leurs heures de travail. Pourtant, de nombreuses études scientifiques sur le sommeil ont souligné les bienfaits de la sieste: une amélioration des perfor- mances et des fonctions cérébrales, une meilleure gestion du stress, etc. Autant d’éléments qui font ironiquement de la sieste un atout pour améliorer le rendement et la productivité des entreprises.

«Il y a des bienfaits physiques et psychologiques avérés», confirme Nathalie Roy, qui s’offre une petite sieste quotidienne de 10 à 15 minutes pour se «remettre les idées à la bonne place». Une pause bien méritée dont tous les employés de Spa Eastman peuvent bénéficier en s’allongeant eux aussi dans la «salle énergisante».

Bien que des compagnies comme Google aient instauré la sieste pour leurs employés, force est de constater que cette pratique continue d’avoir mauvaise réputation dans la culture nord-américaine. Pourtant, de grands hommes po­litiques, comme Winston Churchill, ou des artistes de renommée mondiale, comme Salvador Dali, ont réussi à laisser leur nom dans l’histoire… même s’ils étaient de grands adeptes de la sieste.

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