Formation et emplois
20:17 4 août 2015 | mise à jour le: 14 juin 2021 à 14:55 Temps de lecture: 3 minutes

Adjointe à la direction, le bras droit des gestionnaires

Adjointe à la direction, le bras droit des gestionnaires
Photo: MétroMultitasking character secretary.

La pénurie de main-d’œuvre qualifiée assure aux diplômées du programme Techniques de bureautique un emploi et un salaire intéressants.

Les adjointes à la direction, adjointes administratives et techniciennes en coordination du travail de bureau ne sont pas que des exécutantes. Au contraire! Elles sont souvent les bras droits des gestionnaires à la tête des entreprises. Rien à voir avec les secrétaires d’autrefois. Le métier a beaucoup évolué au fil des années. Les nouvelles technologies permettent aux patrons d’être plus autonomes, ne serait-ce que dans l’écriture et l’envoi de courriels. L’indépendance de ces derniers fait en sorte que les tâches des adjointes sont plus riches qu’avant. «Nous formons les élèves de façon à ce qu’elles ne soient pas que de simples exécutantes qui tapent à l’ordinateur toute la journée sans prendre de décisions», affirme Valérie Cousinard, coordonnatrice du Département de techniques de bureautique au Cégep André-Laurendeau.

Ce programme de trois ans n’est pas contingenté. Il comprend deux stages afin de faciliter l’intégration au marché du travail. «Chaque fois, les employeurs n’en reviennent pas du niveau de ces filles-là», soutient Mme Cousinard, qui mentionne que l’image de ce métier n’est pas encore à la hauteur de tout ce que les étudiantes peuvent faire. Les opportunités de carrière sont nombreuses pour les diplômées, qui peuvent travailler en entreprise, dans les cabinets comptables, la fonction publique, les écoles, les entreprises manufacturières, etc.

Faits saillants

  • Salaire initial moyen : 42 056$ par année
  • Sur l’île de Montréal, le Cégep André-Laurendeau est le seul établissement à offrir la spécialisation en coordination du travail de bureau.

Bien plus qu’une secrétaire

Karine GuertinCV

  • Karine Guertin, technicienne en coordination du travail de bureau
  • Formation : Techniques de bureautique, Cégep André-Laurendeau, 2010 à 2014
  • Employeur au moment de l’entrevue : Université de Montréal
  • Dans la profession depuis : 2014

Pourquoi avez-vous choisi cette profession?
Après avoir étudié en sciences humaines au cégep et travaillé en assurances, j’ai réorienté ma carrière. La technique en bureautique répondait à mon intérêt pour les tâches administratives, mon sens de l’organisation et mon amour de la langue française.

Quelles sont les principales tâches d’une technicienne en coordination du travail de bureau?
Je fournis du soutien aux professeurs dans la mise en page de leurs documents, que ce soient des plans de cours ou autres. Récemment, j’ai participé à l’organisation d’un colloque de 600 étudiants pour lequel j’ai produit divers documents.

Quelles qualités doit posséder une technicienne en coordination du travail de bureau?
La polyvalence et le sens de l’organisation, parce que notre travail nous amène à toucher à différentes tâches connexes.

Quels aspects du travail préférez-vous?
Comme j’aime beaucoup le français et que je suis très minutieuse, j’aime qu’on se réfère à moi pour corriger des documents et des courriels.

Quelles sont les difficultés liées à votre travail?
La gestion du stress. Ce n’est pas toujours facile de rester calme et reposée lorsque j’ai plusieurs tâches à exécuter en même temps.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut devenir technicien en coordination du travail de bureau?
Faire les efforts nécessaires pour exceller en français, car, c’est un point sur lequel les employeurs sont très pointilleux.

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