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Un cégep exporte son savoir en Bolivie

Photo: Collaboration spéciale

Le Québec a posé son empreinte au cœur du parc national TIPNIS, un territoire indigène protégé de la Bolivie.

Il y a quelques semaines, la première cohorte d’étudiants du Collège Kateri Tekakwitha, en Bolivie, entreprenait la toute nouvelle formation technique en production bovine mise au point par des enseignants du Cégep régional de Lanaudière.

C’est en mars 2015 que l’aventure bolivienne a commencé pour Pierre Bournival et Sylvain Belisle, deux enseignants du Département de gestion et technologies d’entreprises agricoles de ce cégep québécois situé à Joliette.

«On est allés sur place pour voir l’environnement et les outils dont les gens disposent, pour rencontrer les enseignants, les étudiants et l’administration», raconte M. Bournival, qui a rapidement compris l’ampleur de la tâche à accomplir.

«L’école est située dans la grande savane, au bord la forêt amazonienne. Les cours d’eau sont les seules voies d’accès et le voyage en bateau pour s’y rendre dure une journée complète. Là-bas, il n’y a pas d’électricité, pas de communication, pas d’internet», indique l’enseignant.

Lui et son collègue ont négocié l’acquisition de panneaux solaires auprès des partenaires ministériels du projet. Une tour de communication satellitaire sera également érigée. Parallèlement à ces démarches, ils ont multiplié les missions en Bolivie pour développer le programme.

«On travaille beaucoup avec les enseignants de l’école, mais aussi avec le ministère de l’Éducation de la Bolivie, qui nous suit de près dans la démarche», précise Pierre Bournival.

«L’objectif était de mettre sur pied un programme de base, un tronc commun pour tous les collèges qui offrent des formations agricoles en Bolivie. Ensuite, ces établissements pourront y ajouter leurs spécialisations (fruitière, légumière, céréalière, bovine, etc.)», poursuit-il.

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Des étudiants et des étudiantes de l’Institut agricole de Kateri Tekakwitha en train de préparer des lits de semences pour la production légumière. Photo: Collaboration spéciale

Engouement
Le travail acharné des deux Québécois a permis de compléter le développement et l’implantation du programme pour le début de l’année scolaire bolivienne (soit en février 2016). Une vingtaine d’étudiants du Collège Kateri Tekakwitha se sont inscrits à la formation.

«Ils sont réellement contents. On vient de propulser leur programme, qui était de niveau équivalant à un DEP, au niveau du DEC», dit Pierre Bournival.

Il retournera sur les lieux en juin afin d’apprendre aux enseignants à utiliser de nouveaux équipements. Pour l’instant, il se réjouit de l’enthousiasme avec lequel a été accueilli le programme.

«Ça leur a amené des étudiants. Le nouveau programme, le nouvel équipement, la nouvelle formation… Tout ça a créé un engouement et a entraîné une augmentation intéressante de leur clientèle», conclut M. Bournival.

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