Environnement

Sommet Climat Montréal: tous pour des solutions à la crise climatique

Illustration de deux mains tenant une planète pour illustrer le Sommet Climat de Montréal
Photo: Ina9/Istock

À l’occasion du Sommet Climat Montréal, entrepreneurs, élus et experts se réunissent pour échanger leurs savoirs et construire le Montréal de demain.

L’événement doit donner des lignes directrices à la Ville et à tous les acteurs concernés afin d’accélérer la lutte contre les changements climatiques. Plus d’une trentaine d’experts, d’élus et de dirigeants d’entreprises prendront la parole au cours de la journée. Au total, plus de 400 participants sont attendus au Sommet Climat Montréal.

Immeubles et chauffage

Un des enjeux dans la transition climatique de Montréal est la décarbonation du secteur immobilier. Le directeur principal de l’organisme Vivre en Ville, Christian Savard, rappelle que le secteur du bâtiment représente 30% des émissions de gaz à effet de serre (GES). Il animera d’ailleurs un atelier sur ce sujet.

Autour de la table seront présents des promoteurs immobiliers comme le Groupe MACH, dont les nouveaux immeubles ne produisent plus d’émissions de GES. La Société de financement et d’accompagnement en performance énergétique (SOFIAC) expliquera aussi sa façon de financer la rénovation d’immeubles pour permettre leur décarbonation.

Selon Christian Savard, l’électrification des systèmes de chauffage est la principale solution pour la décarbonation du parc immobilier. Mais le grand défi, c’est la «pointe», c’est-à-dire le moment où les températures sont très froides et où tout le monde utilise le réseau électrique. Il explique que, pour le moment, les infrastructures ont notamment besoin du gaz comme source d’énergie d’appoint.

La transition des entreprises

Le secteur entrepreneurial a aussi son rôle à jouer dans ce virage vert. Des entreprises et de grandes institutions feront aussi part d’exemples d’initiatives mises sur pied dans le cadre de leur propre transition.

«[L’objectif] est d’inspirer et de mobiliser les gens dans la salle et les organisations pour qu’ils puissent s’activer dans la transition climatique qu’on a besoin de faire et d’identifier les conditions de réussite», explique Jean-Patrick Toussaint, directeur principal du programme Climat de la Fondation Famille Trottier et animateur d’un atelier du Sommet Climat.

Selon la directrice de la Jeune chambre de commerce de Montréal, Marie-Krystine Longpré, le souci de l’acceptabilité sociale est «très grand» chez les jeunes entrepreneurs de moins de 40 ans.

«L’objectif, c’est démontrer que ça existe, des entreprises qui sont profitables, rentables, innovantes et qui ont un modèle à impact climatique. […] Qui sont carboneutres et qui sont alignées sur les objectifs de développement durable. On veut envoyer le message que l’on passe des solutions à l’action aux élus et grandes entreprises», dit-elle.

Un des gros enjeux, selon elle, est les chaînes d’approvisionnement. Les nouveaux modèles entrepreneuriaux doivent ainsi favoriser des entreprises d’impact dans les processus d’appel d’offres.

La transition des villes aussi

Le directeur général du Conseil régional de l’environnement de Montréal, Emmanuel Rondia, animera un atelier sur l’adaptation aux changements climatiques et la résilience de la Ville de Montréal.

Selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les villes doivent impérativement augmenter leur niveau d’adaptation face aux changements climatiques. La gestion des eaux, des vagues de chaleur extrême ou encore des inondations sera ainsi au cœur des discussions de l’atelier.

«La question de l’adaptation est déjà présente à Montréal […] mais il y a plein d’autres axes qui mériteraient une action plus rapide, comme le GIEC nous l’a rappelé», dit Emmanuel Rondia.

La fiscalité au service de l’environnement

Le monde de la finance sera aussi présent au Sommet Climat afin d’offrir sa collaboration en vue d’une transition climatique rapide et efficace. Luc Belzile de l’Institut du Québec animera un atelier sur l’écofiscalité.

L’écofiscalité peut se décliner en différentes mesures. La redevance sur l’eau, sur les matières résiduelles ou la taxe kilométrique en sont des exemples. Selon lui, l’écofiscalité peut être une mesure incitative, mais aussi une source intéressante pour financer la transition climatique.

«La particularité de l’écofiscalité est qu’on va prélever des redevances, des taxes ou de la tarification qui vont être dédiées à des fonds pour agir sur une externalité environnementale, explique Luc Belzile. Il peut y avoir des outils très particuliers qui visent à réduire le bilan des émissions […] et qui peuvent aussi financer des moyens d’adaptation comme les espaces verts.»

Le Sommet Climat Montréal aura lieu toute la journée et prendra fin avec un gala organisé par le Conseil régional de l’environnement de Montréal et animé par Léa Stréliski.

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