Soutenez

Une nouvelle marque de mode durable voit le jour à Montréal

Fondée et créée par Inder Bedi, le même visionnaire derrière la marque végane MATT & NAT, la marque 457 ANEW est basée sur les deux premiers principes fondamentaux du recyclage: réduire et réutiliser.

Lorsqu’il a décidé de revenir dans l’industrie de la mode, Inder Bedi avait certaines exigences qu’il voulait appliquer à la philosophie de 457 ANEW, dont le fait que:

  • les pièces seraient conçues pour durer toute une vie en matière de fonction et d’esthétique;
  • tout devrait être fait à la main, au Canada et en petits lots;
  • les matériaux achetés seraient autrement destinés à la décharge, avec un accent sur le recyclage par rapport au recyclage;
  • tout autre matériau ou composant utilisé serait d’origine locale dans la mesure du possible et fabriqué de manière durable;
  • un programme serait développé pour assurer qu’aucun produit 457 ANEW ne voit jamais une décharge (Last Beyond You).

Durabilité: un concept complexe

Bien que le processus de conception et de production ait évolué au fil d’années, des entrepreneurs tels Inder Bedi s’efforcent d’inclure la durabilité comme une pratique et non comme un adjectif.

Leur ambition est alors de créer des éléments essentiels élevés en utilisant ce qui est ancien pour créer ce qui est nouveau. Des designs minimalistes avec une attention portée méticuleusement aux détails, conçus pour perdurer.

La durabilité est la principale aspiration de la marque 457 ANEW.

L’entreprise s’engage à créer des produits avec d’anciens matériaux, naguère destinés à la mise en décharge, avec l’aspiration qu’un jour, tout ce qui était, sera de nouveau.

Le choix des matériaux est toujours guidé par un équilibre conscient entre la minimisation de l’impact environnemental et ce qui est le mieux en termes de qualité et de durabilité. Lorsqu’un ancien matériau remis à neuf n’est pas disponible, les créateurs optent pour des fibres naturelles produites localement.

Des produits utilisés dans la confection des vêtements et accessoires de 457 ANEW

Econyl – un nylon italien de luxe innovant fabriqué à partir de déchets de nylon (tels que des filets de pêche et des fibres de tapis) qui n’utilise aucune nouvelle ressource et est transformé en un nylon régénéré qui est recyclable à l’infini.

Repreve – fibre fabriquée à partir de matériaux recyclés à 100%, y compris les bouteilles en plastique post-consommation et les déchets préconsommation.

Ceintures de sécurité – récupérées dans les parcs à ferraille locaux ainsi que dans les industries automobile et aéronautique canadiennes, elles ont été recyclées pour parfaire les détails des vestes, des sangles et des poignées.

Cuir de cactus – contrairement à la plupart des cuirs végétaliens fabriqués à partir de plastique (PVC ou PU) qui contienne des produits chimiques toxiques et ne sont pas biodégradable, 457 ANEW s’approvisionne en cuir végétalien organique, sans cruauté, partiellement biodégradable, doux, durable et de haute qualité fabriqué à partir de feuilles de cactus nopal du Mexique.

Cuir issu de Boeing 737 – extraits de sièges en cuir d’avions Air Canada remis à neuf pour en faire des sacs à dos et des sacs de sport/voyage. Ce cuir est en quantité limitée, car le dernier lot de cuir des avions d’Air Canada a été retiré.

Chutes de cuir – Les chutes de cuir récupérées de l’industrie du meuble sont utilisées comme garniture sur les sacs.

Coton américain – Le coton est cultivé aux États-Unis et répond à des normes de travail équitables.

Quincaillerie – La boucle de sangle signature de 457 ANEW est fabriquée à partir d’aluminium, du Québec et est découpée, peinte et gravée par CNC, ici à Montréal.

La collection

Des lignes droites, des designs épurés, des tons neutres… Les pièces de la nouvelle collection de 457 ANEW sont intemporelles et unisexes.


Soutenez

Débarbouille Tout: des produits nettoyants écologiques et québécois

La semaine passée, la fondatrice de l’entreprise Nettoyage CVS, Véronique Arsenault, a lancé sa gamme de produits nettoyants écologiques et québécois Débarbouille tout.

Véronique Arsenault a fondé Nettoyage CVS en 2016, un service professionnel d’entretien ménager commercial et résidentiel. Rapidement, elle a constaté que les différents produits nettoyants offerts sur le marché n’étaient pas réellement efficaces. Elle a donc eu l’idée de créer sa propre gamme de produits.

 

«Je voulais offrir des produits à la fois écoresponsables, qui nettoient bien, mais aussi, qui sentent bon! Mon objectif était de proposer une expérience agréable par l’odeur. De plus, étant maman d’un enfant qui fait de l’eczéma, il était important pour moi de travailler avec des produits doux pour la peau,» explique par voie de communiqué la fondatrice de Nettoyage CVS et Débarbouille Tout.

Moins, mais mieux

La philosophie de Débarbouille Tout est d’utiliser moins de produits, et des produits tout usage qui en remplacent plusieurs autres. Les produits de la gamme sont efficaces et polyvalents, tandis que les bouteilles sont faites à base de plastique recyclé et proposent un design attirant et des noms rigolos, tels que: Flush ta femme de ménage, Calypso, Tropi-Luxe, qui tente de recréer l’ambiance du spa, La Fresca qui vous transportera sous les tropiques, et Limonë.

Les cinq produits de la gamme Débarbouille Tout (d’autres sont actuellement en production) ont été développés en collaboration avec Laboratoire Campeau, ici au Québec, et le processus aura nécessité six mois de travail avant d’en arriver à une formule qui convenait autant à l’entrepreneure qu’au laboratoire, spécialisé dans la conception de produits écologiques.

D’abord conçus pour l’usage professionnel, ces produits à la fois ludiques et pratiques sont désormais disponibles à la vente aux particuliers sur la boutique en ligne de la compagnie.

Produits offerts

Nettoyant tout usage en vaporisateur (offerts en deux fragrances: Tropi-luxe et Calypto) – 10$ (1L)

Crème nettoyante abrasive Limonë – 17$ (500 ml) ou 29$ (1L)

Vaporisateur d’ambiance Fresca – 15$

Flush ta femme de ménage – 100$

La boîte de produits d’entretien Flush ta femme de ménage contient:

  • Des tampons à récurer lavables de La Capitaine Crochète
  • Un mini essuie-tout de Kliin
  • Une huile essentielle citron et Tea Tree par Thérasens
  • Un antiseptique qui laissera tes mains tellement douces par PURA
  • Un emballage alimentaire en cire d’abeille de La p’tite fabrique
  • Un élastique boucle à cheveux pour être prête à attaquer ton ménage de Béguin
  • Un échantillon de pain de vaisselle de Faites comme chez lou
  • Des fiches techniques d’aide au rangement et au ménage de Marie-So organisation
  • Un détachant en barre qui sent le ciel de Mélo bulle
  • De la poudre à lessive par Aro.ma

Les produits nettoyants écologiques et québécois Débarbouille Tout sont à la portée de tous grâce à l’inauguration d’une nouvelle boutique en ligne et d’un service de livraison offert partout dans la province.


Soutenez

La fin des formats duo pour les pains POM et Villaggio

Alors que la Semaine québécoise de réduction des déchets bat son plein (17 au 25 octobre 2020), la compagnie Bimbo Canada annonçait hier qu’elle retire les formats duo de ses pains POM et Villaggio.

Dans le cadre de son plan de développement durable, Bimbo Canada s’est engagé à réduire l’impact environnemental de certains de ses produits avec l’objectif d’optimiser tous ses emballages pour qu’ils soient 100% durables sans gaspillage supplémentaire d’ici 2025.

Afin de réduire l’utilisation du plastique à usage unique de ses emballages de pains au Québec, POM et Villaggio ont retiré leur format duo pour contrer le suremballage, tel que constaté auprès des détaillants vendant à la fois des formats individuels et duos de ces marques. Effectif depuis mars dernier, ceci marque une étape additionnelle pour Bimbo Canada dans la réalisation de son plan de développement durable.

Bimbo Canada a pris cet engagement avec ses duos POM et Villaggio et invitent les Québécois à embarquer avec nous dans notre virage environnemental afin que nous continuions à évoluer en tant qu’entreprise plus écoresponsable.» – Marie-Josée Boies, Vice-présidente des ventes.

Le format duo offrait aux consommateurs l’opportunité d’acheter deux pains de la même variété, emballés dans un sac additionnel.

«Les marques POM et Villaggio sont des marques bien établies auprès des consommateurs qui appréciaient les bénéfices du format duo, c’est pourquoi nous allons trouver des solutions afin de leur démontrer l’importance de leur loyauté», explique par voie de communiqué Mme Boies.

Ce changement dans leur emballage représente une réduction de près de 163 tonnes de plastique par an , soit l’équivalent de 27 éléphants adultes.


Soutenez

Dix conseils pour voyager de façon écoresponsable

La pandémie du coronavirus force les Québécois à revoir leur choix de destination de vacances, mais aussi à réfléchir à leurs comportements comme globe-trotter. Il suffit parfois de changer quelques petites habitudes pour voyager de façon écoresponsable. Voici des gestes faciles à mettre en pratique lors de vos prochaines vacances.

  1. Choisir son moyen de transport

    L’avion est le moyen de transport le moins écologique, alors si la situation le permet, il vaut mieux choisir le train ou la voiture. Le site Planetair suggère d’utiliser son calculateur afin de connaître l’empreinte écologique de ses déplacements et de les ajuster en conséquence.

  2. Prioriser l’hébergement écologique

    On retrouve plusieurs hôtels et chambres d’hôtes écologiques dans le monde, et ce, pour tous les budgets. Ceux-ci s’engagent à protéger la nature, à pratiquer le recyclage, à cuisiner avec des produits locaux et proposent des bornes de recharge pour les voitures électriques. TripAdvisor a développé le programme ÉcoLeaders afin d’y trouver facilement les établissements participants.

  3. Éviter le gaspillage alimentaire

    Lorsque l’hôtel offre de la nourriture et des boissons gratuitement, il peut être tentant d’en prendre plus que moins. Mais ce n’est pas parce que c’est «tout compris» qu’il faut gaspiller. Il est plus avisé de se resservir que de voir la moitié de son assiette finir à la poubelle.

  4. Ramasser ses déchets

    Cela semble être un conseil qui va de soi, mais les plages et les forêts de ce monde gardent encore les traces des touristes. En randonnée ou sur la plage, ne laissez rien derrière vous! Prévoyez un contenant pour ramasser vos emballages de nourriture, vos mégots de cigarettes et vos chewing-gums.

  5. Pas touche!

    La plongée sous-marine fait beaucoup d’adeptes autour du monde, et c’est compréhensible, ces sanctuaires naturels sont fabuleux! Mais la faune et la flore sous-marines sont fragiles; le simple fait d’y toucher peut causer des dommages irréparables. Donc, comme vous le diriez à un enfant qui se trouve dans un magasin de porcelaine: «Regarde, mais pas touche!».

  6. Réutiliser sa serviette

    Il est inutile d’utiliser l’ensemble des serviettes offertes dans sa chambre d’hôtel tous les jours. Il suffit d’étendre sa serviette humide afin qu’elle sèche correctement pour pouvoir s’en servir une deuxième, voire une troisième fois. Cela évite bien des brassées qui consomment beaucoup d’eau et qui souvent requièrent des savons nocifs pour l’environnement.

  7. Voyager léger

    Que ce soit l’avion, l’autobus ou la voiture, plus ils sont lourds, plus ils consomment de carburant! Essayez donc de n’apporter que l’essentiel afin d’alléger vos bagages au maximum.

  8. Réduire sa consommation d’électricité

    Demandez au personnel de l’hôtel de ne faire le ménage de votre chambre qu’une journée sur deux. L’aspirateur n’a pas vraiment besoin d’être passé tous les jours, n’est-ce pas? Aussi, éteignez la climatisation en cas d’absence prolongée et n’oubliez pas de fermer les lumières de la chambre si votre hôtel n’est pas muni d’un système automatisé par carte.

  9. Privilégier les activités non polluantes

    Le G.O. de l’hôtel vous propose une balade en «jet-ski»? Peut-être devriez-vous opter pour le kitesurf, le paddleboard ou une virée en kayak à la place… Ce ne sont pas les choix d’activités qui manquent en vacances, alors pensez aux conséquences sur l’environnement avant de choisir votre activité.

  10. Encourager la gastronomie locale

    Au lieu de manger à l’hôtel, partez à l’aventure afin de découvrir la «street food». En plus de faire des découvertes hautes en couleurs et en saveurs, vous encouragerez les petits commerçants locaux. L’application mobile québécoise Ulocal (offerte dans l’App Store et sur Google Play) permet aux voyageurs de géolocaliser les entreprises locales en Amérique du Nord et en France.

Soutenez

Service alimentaire mobilisateur

Un an et demi après son ouverture, l’épicerie Le Détour installée dans le Bâtiment 7 à Pointe-Saint-Charles dessert 800 ménages tout en mobilisant 435 membres.

Dressant le bilan du projet, la coordonnatrice Marie-Claude Rose est fière de l’engagement des 235 bénévoles. «Ils travaillent avec cœur. Et ce qui me touche le plus, confie-t-elle, c’est leur conviction de vouloir passer à une autre forme économique que le capitalisme.»

Objectif atteint pour le Bâtiment 7

Ces gens de tout âge ont envie d’offrir trois heures de leur temps par mois. Le jour de notre passage, Anne, une maman de deux adolescents explique qu’en échange de son bénévolat, elle obtient une réduction de 15 % sur son épicerie.

Leur implication se traduit par des petits gestes. La cafetière est vide. Un consommateur la remplit. Sur une affiche, une date mentionne la dernière fois que les plantes ont été arrosées. Un bon samaritain va prendre un pichet d’eau pour les arroser.

Enfin, les gens viennent aussi pour des valeurs écologiques. Ils apportent leurs contenants et font des achats en vrac. Les aliments invendus sont réutilisés. Une fois par semaine, des bénévoles préparent des sauces à spaghetti ou soupes aux légumes.

«L’an dernier, nous avons eu des pertes alimentaires de l’ordre de 1,5%. C’est bien peu par rapport à 14% dans les grandes surfaces», note l’ancienne sociologue de formation.

La coordonnatrice de l’épicerie autogérée Le Détour, Marie-Claude Rose, dresse un bilan de ce projet auquel adhèrent 435 membres. Photo: Annie Bourque

Le Détour n’est pas une épicerie fine ni bio. On y trouve aussi des saucisses à hot-dog et autres aliments qui répondent aux besoins des gens, assure Mme Rose.

L’épicerie vise à donner un service d’alimentation à ceux qui habitent à un kilomètre à la ronde, alors que le quartier représente le désert alimentaire.

«Nous avions réalisé que l’épicerie de moyenne surface, la plus proche était à 1,5 kilomètre», illustre-t-elle.

Production locale

Des liens ont été créés entre les producteurs locaux et Le Détour. «On achète notre pain d’une boulangerie, La Bête à pain, non loin d’ici. Les pousses sont fabriquées à Pointe-Saint-Charles de même les tartinades de cacao», énumère Mme Rose.

Les fruits et légumes proviennent du marché central de Montréal. Le 15 septembre, son équipe a évalué que sur les 50 fruits et légumes en magasin, quelque 46 d’entre eux étaient produits dans un rayon de moins de 50 kilomètres.

Autonomie financière

L’ancien conseiller municipal Marcel Sévigny croit en l’avenir du Bâtiment 7, juste en arrière de lui et de l’Épicerie Le Détour. Photo: Annie Bourque

Marcel Sévigny, un des membres fondateurs de l’épicerie Le Détour, souligne que des gens osent aller à l’encontre des valeurs dominantes en s’investissant dans ce projet collectif. «Ce n’est pas nécessairement facile, dit-il, mais on réussit un certain de nombre de choses.»

L’épicerie Le Détour et le Bâtiment 7 représentent des modèles opposés à l’individualisme et à la quête de profits.

«Nous tentons de nous distancer de l’État qui maintient souvent les groupes communautaires sous forme de tutelle. On essaie de chercher une autonomie financière», mentionne M. Sévigny.

L’ex-conseiller municipal poursuit ses démarches pour faire déplacer deux projets de condos plus au nord de façon à laisser l’espace pour la création de jardins communautaires.

À l’intérieur du Bâtiment 7, on compte 17 types d’ateliers tels que sur la soudure, la mécanique, la céramique, le vélo et la peinture. D’autres projets sont dans les plans, dont une éventuelle garderie, la fabrication de cidre et la cueillette d’eau de pluie.

Soutenez

Un projet de micro-abattoir porteur d’espoir pour les petits éleveurs

Un projet de micro-abattoir à Granby, en Montérégie, souhaite encourager le développement d’une agriculture locale, plus éthique et moins polluante. Si sa campagne de sociofinancement atteint ses objectifs, Le Petit Abattoir verra le jour à l’automne prochain.

La pénurie d’abattoirs au Québec est un frein à l’émergence d’élevages de proximité, car ils ne peuvent pas toujours défrayer le coût du trajet jusqu’au centre d’abattage «le plus proche». Fernande Ouellette, éleveuse d’oies et de canards à Granby et cofondatrice du projet, doit actuellement parcourir près de 1200 km pour faire abattre sa volaille, sur l’île d’Orléans.

L’essor de petits abattoirs locaux permettrait aussi de réduire l’impact environnemental des longs trajets qui s’imposent aux producteurs. Il dynamiserait également le territoire rural et favoriserait l’autonomie alimentaire de toutes les régions.

L’animal 

La question du bien-être animal est un argument essentiel du projet. Outre les trajets qui ne sont pas une partie de plaisir pour le bétail, le traitement qui lui est infligé dans de grands centres aux méthodes industrielles et automatisées est de plus en plus remis en question. Des abattoirs à petite échelle permettent de prendre davantage la condition des bêtes en considération, en évitant un processus d’abattage trop long ou des enclos bondés par exemple.

S’il voit le jour, le petit abattoir aura la superficie de quatre conteneurs maritimes et répondra à toutes les normes sanitaires en vigueur au Québec. Il sera géré sous la forme d’une coopérative de solidarité afin de donner une voix à ses usagers qui, habituellement, ne peuvent que subir la dépendance qu’ils ont auprès de l’abattoir qui les sert.

«On s’est permis de rêver, ces dernières années, d’une agriculture à taille humaine… Cette infrastructure [Le Petit Abattoir] va permettre à des gens qui sont dans les champs, dans les fermes et dans nos campagnes de nous nourrir de la façon dont on souhaite être nourris», conclut Marc Seguin, cofondateur du projet, propriétaire de basse-cour et artiste.

Soutenez

6 conseils pour une garde-robe responsable

La mode est l’une des industries les plus polluantes au monde. Sous ses allures glamour se cachent des organisations salissantes et inhumaines, où tous les coups sont presque permis pour défier l’impitoyable concurrence de la garde-robe. En bout de ligne, des magasins accueillants nous incitent à acheter à petit prix et en abondance afin de suivre l’enchaînement des tendances. Dans l’ambiance joviale d’un Zara, d’un H&M ou autre Top Shop, difficile d’imaginer les conditions de fabrication qui précèdent ces beaux étalages…

Pour sensibiliser les gens aux enjeux éthiques et environnementaux qui entourent leur penderie, Léonie Daignault-Leclerc vient de publier un livre intitulé «Pour une garde-robe responsable» aux éditions La Presse. Cette designer spécialisée en mode durable et fondatrice d’une marque de vêtements écologiques fabriqués au Québec veut montrer qu’il est possible de changer son impact environnemental sans renoncer au plaisir de s’habiller.

Voici les 6 conseils proposés (développés et illustrés) dans son livre:

Acheter auprès d’entreprises éthiques

S’assurer de la transparence d’une marque et apprendre à lire ses étiquettes permet de ne pas encourager l’exploitation des hommes, des femmes et parfois même des enfants qui fabriquent nos vêtements dans les pays où les usines sont délocalisées.

Opter pour des matériaux écologiques

Favoriser les matières intrinsèquement écologiques ou celles qui ne sont «pas si pires» comme les fibres naturelles, biologiques ou recyclées est un petit geste à grand impact pour l’environnement.

Trouver une alternative aux produits d’origine animale

Acheter des vêtements véganes – qui ne sont pas composés de matières d’origine animale –, c’est dire non à la cruauté et la maltraitance qui en découlent et s’ouvrir à une panoplie d’alternatives toutes aussi élégantes et confortables. Cuir d’ananas, soie d’Amérique, tissu de liège: la mode sans souffrance, c’est encore plus tendance!

Acheter malin

Quand on sait où le faire, acheter local ou d’occasion n’implique pas forcément de concessions, ni au niveau du choix, ni au niveau du prix. On apprend aussi à repérer les pièces de qualité, celles qui vont résister au temps et qu’on ne devra pas remplacer après deux saisons.

Chérir sa garde-robe

Quelques conseils bien avisés permettent d’acheter des vêtements qu’on portera longtemps et d’éviter les achats compulsifs qui croupiront au fond d’un placard. On privilégie notamment les coupes adaptées à notre morphologie et les pièces qui s’agencent bien entre elles afin de les porter de multiples façons, sans s’en lasser!

Prendre soin de ses vêtements de façon écoresponsable

Certains produits et techniques d’entretien permettent de préserver ses habits plus longtemps. Balles de lavage, détergent écolo, séchage naturel et même congélation du denim peuvent prolonger la vie de nos nippes favorites… et la santé de notre portefeuille en prime!

Livre

 

 

 

Pour une garde-robe responsable, Léonie Daignault-Leclerc, 30$, aux éditions La Presse

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.