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Escapade automnale dans la Capitale-Nationale

C’est indéniable, le cachet européen de la Capitale-Nationale est invitant! Avant l’arrivée de l’hiver, il est de rigueur d’y faire un saut pour se laisser envoûter par son charme rustique. Sillonner les étroites rues du Vieux-Québec où l’histoire, l’art et la culture parlent à travers l’architecture et les paysages à couper le souffle, déguster la gastronomie d’ici autour de tables toutes plus différentes les unes des autres, magasiner dans de ravissantes petites boutiques… Voilà toute la richesse que la Capitale-Nationale a à offrir aux visiteurs en quête de lyrisme. Notre journaliste s’y est rendue pour un parcours de cinq jours et vous partage son journal de bord.

Jour 1 dans la Capitale-Nationale

Les immeubles Charlevoix

Plutôt que de loger dans un hôtel ou une auberge, il est aussi possible de louer un condo, une maison ou un chalet. Fondée il y a 37 ans par Louise Bédard, Les Immeubles Charlevoix est une maison de courtage indépendante qui détient plus de 135 résidences haut de gamme dans les régions de Charlevoix et de la Capitale-Nationale. Notre journaliste a séjourné dans un de ces condos, situé au cœur du Vieux-Québec, sur l’avenue Honoré-Mercier. Selon Sébastien Leclair, délégué commercial des Immeubles Charlevoix, il y a plusieurs avantages à ce type de location : pouvoir faire des emplettes et cuisiner, faciliter la location d’un espace commun pour une famille entière ainsi que la tranquillité qu’apporte l’aspect privatif de ces endroits. Par contre, la présence des chiens dans les espaces locatifs est interdite, un point que l’administration réévaluera au cours des prochains mois, selon M. Leclair.

760, avenue Honoré-Mercier


Grand Marché de Québec

Afin de garnir le réfrigérateur de son condo locatif de victuailles, notre journaliste s’est rendue au Grand Marché de Québec. Ouvert en juin dernier, le Grand Marché, situé sur le site d’ExpoCité, regroupe 31 marchands ainsi qu’une microbrasserie, un restaurant et une brûlerie dans un espace lumineux et épuré. Au-delà de son offre alimentaire, l’établissement offrira bientôt une programmation dédiée aux familles ainsi qu’une vitrine technologique et des ateliers d’apprentissage concernant des sujets entourant l’alimentation. C’est avec des sacs bien remplis de fromages de la Laiterie Charlevoix, de charcuteries du Pied Bleu, de pains artisanaux de La Boîte à Pain, de bourgots des Délices de la mer, de fraises d’un producteur de l’Île-d’Orléans ainsi que de bières de microbrasserie d’Accommodation Chalou, et le sourire aux lèvres, que notre journaliste a quitté le Grand Marché de Québec.

250, boulevard Wilfrid-Hamel


Pub Saint-Alexandre

L’apéro s’étant déroulé aux Immeubles Charlevoix avec les délices trouvés au Grand Marché de Québec, c’est aux alentours de 20 heures que notre journaliste et notre photographe, son conjoint, se sont rendus au Pub Saint-Alexandre pour continuer la soirée. Situé sur la superbe rue Saint-Jean dans le Vieux-Québec, l’endroit regorge de bières des quatre coins du monde. On y trouve une cuisine réconfortante de pub anglais comme le fish & chips, mais aussi des spécialités québécoises tels le «smoked meat» et la poutine. De plus, les amateurs de scotchs seront aux anges, car la sélection du doux nectar malté est étoffée. On y trouve des whiskys de toutes les régions d’Écosse. Et pour emplir ses oreilles de musique, des artistes de la scène jazz de la capitale-Nationale y performent chaque semaine.

pub st-alexandre

1087, rue Saint-Jean


Jour 2 dans la Capitale-Nationale

Chez Temporel

Véritable institution du Vieux-Québec, le café Chez Temporel voit défiler une clientèle locale et touristique depuis 1974. En mars dernier, l’endroit a changé de mains; c’est maintenant le jeune couple composé de Louis-Charles Tremblay et de Mélissa Spénard Lefebvre qui nourrit les affamés de la Vieille-Capitale. Au grand plaisir des habitués, le festin fêta, la quiche Lorraine, le croque-monsieur et le croûton de chèvre chaud figurent toujours sur la carte du café.

25, rue Couillard


Bagages de France

Après un diner empreint de nostalgie, rien de mieux que de déambuler dans le Vieux-Québec pour y dépenser quelques dollars! Bagages de France est une charmante petite boutique située sur la rue Saint-Louis dédiée à la maison Longchamp. Depuis ses débuts, il y a maintenant 13 ans, Bagages de France s’est positionné comme étant le seul commerce indépendant au Canada à offrir exclusivement les produits de la célèbre marque. La propriétaire des lieux, Sheila Morgan, vous y accueille avec le sourire et un service personnalisé. Elle vous apprend tout ce qu’il y a à savoir à propos des différentes lignes de sacs à main, de bagages, de bijoux et de maroquinerie. Devenu culte à travers le monde, le sac pliable et léger de Longchamp représente, comme l’a si parfaitement mentionné Mme Morgan, le luxe abordable!

74, rue Saint-Louis


Jour 3 dans la Capitale-Nationale

Chez Ashton

À Montréal, il y a la Banquise; à Drummondville, la Fromagerie Lemaire; mais à Québec, il y a Chez Ashton! Impossible de faire un saut dans la Capitale sans manger une poutine de Chez Ashton. Repère des fêtards affamés en fin de soirée, Chez Ashton est une chaîne de restauration de la grande région de la Capitale-Nationale. En 1969, Ashton Leblond achète une roulotte à patates frites et se lance dans une aventure qui deviendra plus grande que tout ce qu’il aurait pu imaginer. En 1972, la poutine fait son apparition sur le menu et son succès est immense. En 1976, il acquiert le premier restaurant Ashton. Frite maison, sauce brune à la recette secrète et fromage en grains bien frais : voilà les ingrédients nécessaires au succès d’une poutine devenue emblématique.

Visiter chezashton.ca pour trouver l’une des 23 succursales de la région


Fairmont Château Frontenac

Richesse historique de la ville, le Château Frontenac a bien plus à offrir que des chambres et des massages! Il est possible de planifier une visite guidée du Château pour découvrir tous les illustres personnages et événements historiques qui ont façonné l’identité du Château au fil du temps.

Pour l’apéro, on se rend au bar 1608 pour siroter des cocktails maison qui n’ont rien de banal et des encas gourmands. Le cocktail Robin, composé de vodka Grey Goose, de gin Romeo’s et de liqueur de pêche RinQuinQuin, est servi dans un verre en forme d’oiseau; tout à fait unique! Quant au popcorn à l’huile de truffe, il n’est pas trop huileux; parfait pour mettre en appétit.

Pour le souper, c’est au restaurant Champlain que ça se passe avec la cuisine découverte du chef Stéphane Modat! Pour 109$, les clients ont le choix entre L’histoire de pêche, un menu 5 services mettant en vedette les richesses des lacs et des rivières du Québec, et L’histoire de chasse, un menu 5 services inspiré des voyages de chasse du chef Modat. Amoureux des produits du Québec, le chef propose des plats comme l’entrée de truite mouchetée confite et le filet de turbot du Groenland, ou encore, le tartare de caribou des Sàmi et le lièvre sauvage en croquette.

De plus, il est possible de vivre l’expérience du cellier à caviar. Pendant le repas, une hôtesse vient vous chercher afin de déguster le crémeux caviar d’esturgeon québécois. En accord avec cette divine bouchée, une gorgée de gin St. Laurent est proposée. Une expérience québécoise hors du commun!

1, rue des Carrières


Jour 4 dans la Capitale-Nationale

Casse-croûte Chez Mag

Malgré le temps pluvieux, direction l’Île-d’Orléans pour y découvrir ses trésors! Le premier arrêt se veut gourmand au casse-croûte Chez Mag. En plus d’offrir les classiques burgers, hot-dogs et poutines de cantine, l’endroit propose des options plus élaborées. La Guédille au homard et la poutine aux champignons forestiers et à l’huile de truffe valent assurément le détour. Situé à Sainte-Famille, Chez Mag appartient à Louise Paradis et à Steve St-Pierre, mais alors que le couple de propriétaires se voient pris à l’autre bout du monde en raison de la pandémie, ce sont les enfants de Mme Paradis qui ont repris les reines de la cantine cet été. Marie-Claude Gagnon, Marc-Antoine Gagnon ainsi que le jeune Pierre-Alexandre Simard ont appris les recettes du casse-croûte par téléphone et se sont relevé les manches pour continuer d’offrir aux visiteurs de l’Île les spécialités qui ont fait leur réputation. Il sera ouvert jusqu’à la fin octobre; il est donc possible de déguster son repas dans le tipi situé derrière la cantine. Provenant de la Côte-Nord et installé par des amis du couple membres de la communauté huronne-wendate, le tipi est muni d’un poêle à bois chauffant suffisamment pour que les frites le soient également!

2460, chemin Royal, à Sainte-Famille


Cassis Monna & Filles

La famille Monna détient un savoir-faire de liquoriste qui s’étend sur cinq générations. C’est au début des années 1970 que Bernard Monna, Français d’origine et quatrième de sa génération, s’installe sur l’Île-d’Orléans pour y faire la culture du cassis. Ce petit fruit noir violacé fait la fierté de Bernard et de ses deux filles, Anne et Catherine, qui assurent maintenant sa relève depuis une quinzaine d’années. En 1992, Cassis Monna & Filles ouvre au public et vend la double médaillée d’or crème de cassis. En 2001, le restaurant La Monnaguette fait son apparition sur le domaine. On y propose alors des plats où le cassis et les produits dérivés de la Maison sont à l’honneur. La carte des cocktails n’est pas en reste, bien au contraire! La sangria maison réalisée avec le vin de cassis Le Fruité ainsi que le gin tonic cassis fait de crème de cassis sont deux grands classiques de l’endroit. De plus, il est maintenant possible de déguster la «molle» artisanale vanille-cassis à la crèmerie; un délice! Quant à l’économusée, on s’y rend pour découvrir toute l’histoire de la famille Monna et se familiariser avec le métier de liquoriste. Et il ne faudrait pas oublier de passer par la boutique avant de partir pour faire le plein des savoureux produits qu’offre la Maison!

1225, chemin Royal, à Saint-Pierre


Louise Taverne & Bar à Vin

Situé dans l’hôtel Port-Royal au cœur du Vieux-Port de la Capitale-Nationale, le restaurant est de toute beauté! Signé par la firme d’architecture et de design LemayMichaud, le décor se veut à la fois élégant et moderne, tout en laissant les traces de l’histoire apporter un cachet inimitable. Les banquettes de cuir sarcelle, les luminaires en métal tout en rondeur, les murs de briques et de pierres anciennes, le papier peint illustrant des gibiers à plumes… Pas étonnant que le décor ait remporté le prix du plus beau restaurant au Grand Prix du Design. À bord, on trouve trois copropriétaires, dont le chef Nikola Couture ainsi que Blaise Fortier et Simon Jobin. Quant à la cuisine du chef, elle se veut réconfortante, créative et généreuse. Chaque soir, une ardoise présente les délices du moment. Tataki de loup-marin, pavé de saumon fumé, tartare de bœuf et son jaune d’œuf confit, carpaccio de pieuvre… Les plats sont audacieux et cuisinés avec accentuation; les saveurs sont prononcées et riches. Quant à la carte des vins, on y retrouve surtout des importations privées classiques et droites.

48, rue Saint-Paul


Jour 5 dans la Capitale-Nationale

Maison des Jésuites de Sillery

Avant de quitter la belle Capitale, notre journaliste est allée visiter la nouvelle exposition permanente Mission en Nouvelle-France. La Maison des Jésuites de Sillery se situe sur le site de la première mission qui avait pour but de convertir les Autochtones nomades. Retraçant l’histoire de cette mission, en activité durant la majeure partie du XVIIe siècle, l’exposition relate la rencontre marquante entre deux peuples aux cultures opposées. Animée par le guide passionné et connaisseur Kevin Bouchard, la visite permet de découvrir plus de 200 objets et artefacts, des documents iconographiques et 4 maquettes reconstituant la Mission de Sillery et les habitations autochtones. La Maison des Jésuites est entourée d’une végétation luxuriante et M. Bouchard, détenant un talent pour le jardinage, tente d’y faire pousser des plantes amérindiennes. C’est d’ailleurs en nattant une tresse de foin d’odeur, une graminée indigène sentant la vanille utilisée alors pour attirer les énergies bénéfiques et qui était associée à la femme pour sa douceur, que notre guide continuait son enseignement. En complément à l’exposition, la visite extérieure du site permet aussi de voir le tracé des fortifications de la mission ainsi que les vestiges de la chapelle et du cimetière autochtone.

2320, chemin du Foulon


Notre journaliste s’est rendue à Québec avant que l’alerte rouge ne soit déclarée et que les nouvelles restrictions ne rentrent en vigueur dans la Capitale-Nationale.


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D’après une étude, la plupart des touristes prennent la même photo

Métro découvre ce qui se cache derrière la récente enquête, menée avec l’aide d’une intelligence artificielle (IA), qui a analysé les comportements des touristes.

Ce qui était un soupçon général a été confirmé par une étude menée à l’aide d‘une IA. Oui, les touristes prennent des photos presque similaires et se comportent de la même manière.

Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont analysé plus de 57 800 images publiées sur Flickr entre 2004 et 2019, prises sur 12 sites différents à Cuzco, au Pérou. L’attraction la plus populaire était, sans surprise, le Machu Picchu, suivi par l’ancienne capitale inca de Cuzco, principal point d’entrée de la région. Les moins populaires étaient les ruines de Pikillacta et de Tipón en raison de leur éloignement.

«En utilisant Cuzco, au Pérou, comme étude de cas, nous présentons une application innovante des méthodes de la vision par ordinateur et de l’apprentissage automatique par les machines pour comprendre les circuits du patrimoine archéologique, l’évolution de leur héritage esthétique, les tendances du mouvement touristiques (et les influences économiques associées), ainsi que les expériences visuelles réelles sur les sites de patrimoine. À notre connaissance, c’est la première fois que les techniques de vision et d’apprentissage automatique sont utilisés pour étudier les expériences visuelles du tourisme du patrimoine archéologique,» a expliqué l’équipe qui a mené l’enquête.

Les touristes ont passé le plus de temps à Cuzco, le seul centre de transport de la région et l’emplacement de la plupart de ses hôtels et maisons d’hôtes. Les transitions les plus fréquentes entre les sites étaient de Tambomachay à Puca Pucara – qui ne sont qu’à trois minutes de marche l’un de l’autre – et vers le Machu Picchu.

«La popularité des plateformes de partages de médias au cours des dernières décennies a fourni une abondance de données à code source ouvert qui reste sous-utilisée par les spécialistes du patrimoine.» – l’équipe de recherche

Quant aux photographies, les initiatives de conservation sur les sites rendent les clichés des touristes plus génériques. Et beaucoup des photos récentes sont similaires à celles prises par l’explorateur Hiram Bingham, dont les expéditions à Cuzco au début du 19e siècle ont contribué à populariser la région comme destination touristique.


Pour en apprendre plus, Métro a discuté avec Kristen Grauman, professeure au département d’informatique de l’université du Texas à Austin.

Questions-réponses/3 questions à…

Kristen Grauman, professeure au département d’informatique de l’université du Texas à Austin

Portrait de Kristen Grauman

Q: Qu’est-ce qui est important de savoir sur comment les voyageurs se comportent sur les sites touristiques et sur les médias sociaux?

R: La question fondamentale était de savoir si les photographies prises par les touristes ordinaires pouvaient aider à débloquer les modèles de rencontres visuelles avec les sites culturels du patrimoine. Nous voulions utiliser l’IA pour analyser l’impact du partage de photos sur le volume du tourisme au Pérou, comment l’utilisation des sites archéologiques change avec le temps, s’il y a des points communs dans les photos prises par les touristes et quels sont les modèles de voyage les plus populaires dans la région.

Q: Pourquoi les gens prennent-ils toujours les mêmes photos?

R: Grâce à des algorithmes de regroupement visuel automatique, nous avons découvert les principaux thèmes photographiques de chaque site. Cela nous permet de déterminer comment les personnes choisissent quoi capturer durant leur visite (par exemple, quelles sont les photos canoniques prises), dans quelle mesure il renforce l’héritage esthétique de la région, et dans quelle mesure il y a de la variété ou de l’homogénéité dans la façon dont les gens voient le site. Dans les cas où il y a de l’homogénéité, nous supposons que les gens sont influencés par les photographies qu’ils voient à la fois sur les médias sociaux et les photos classiques largement diffusées, comme celles prises par Hiram Bingham. Les compositions photographiques peuvent également être influencées par les politiques de préservation des sites du patrimoine qui détermine l’endroit où un touriste peut physiquement se déplacer sur le site.

Q: Quelle est la prochaine étape de vos recherches?

R: La puissance de l’IA réside dans la capacité à comparer rapidement des dizaines de milliers de photos tout en regroupant rapidement les images en fonction de leur similarité visuelle. Dans notre travail, les statistiques extraites par vision informatique de photos publiques offrent une fenêtre dans le circuit du patrimoine culturel au cours des 15 dernières années, d’une manière qui n’est pas possible avec les méthodes traditionnelles. Par exemple, les taux d’achats des billets ou les enquêtes manuelles ne permettent pas de saisir la durée des visites, les préférences photographiques, etc., mais les photos touristiques à grande échelle le font.

Cette recherche pourrait être utilisée pour étudier d’autres sites patrimoniaux sur différentes périodes de temps. Cette connaissance pourrait aider à améliorer la gestion du tourisme ainsi que les préservations des sites historiques – en particulier lorsque les locaux décident de rouvrir leurs destinations populaires.

Par exemple, les techniques et la recherche pourraient être utilisés pour prévoir l’impact économique en fonction sur les mouvements des touristes, aider à la réflexion des campagnes marketing entourant un site patrimonial lorsque les pays commencent à rouvrir aux voyages et comment la fréquentation de certaines zones peut affecter les plans de préservations. Les connaissances pourraient aussi être utilisées pour informer les décideurs politiques lorsqu’ils adaptent la réglementation des sites du patrimoine.


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Les charmes secrets de la ville de Québec

Si l’envie vous prend de partir à la découverte de la ville de Québec, que vous veniez de partout dans la province ou que vous y habitiez, une visite guidée pourrait vous en apprendre plus que vous ne le croyez.

Au cours de la promenade commentée, proposée par l’Association de guides touristiques de Québec, Métro a pu découvrir la véritable histoire du «faux» boulet de canon de la rue Saint-Louis, regarder l’édifice Price d’un angle inusité et profiter de havres de paix insoupçonnés.

Alors que seulement 20 à 25% des guides touristiques sont à l’emploi pour la saison sur les 300 qui animent la Capitale, ceux-ci aimeraient faire profiter le public de leurs compétences. Voici quelques stations qu’a fait découvrir la professionnelle Marie-Pierre Lessard, de l’Association des guides touristiques de Québec lors du circuit effectué qui ont permis de redécouvrir la ville.

1. Un canon oublié?

Après un départ de la Place d’Armes, lieu d’animation et foisonnant de visiteurs par excellence, même sans touristes internationaux, le premier arrêt s’est fait au bistro-boutique Les Trouvailles de chez Jules. La guide en a profité pour vanter sa bonne bouffe et ses trouvailles du terroir, mais également pour déplacer précautionneusement une branche de sapin afin de montrer un bout de canon qui daterait de l’époque des batailles entre Anglais et Français. Information surprenante, mais non confirmée, car invérifiable selon la guide qui l’a appris elle-même dans un livre.

2. Loin du bruit chez les Ursulines

Après l’effervescence de la rue Sainte-Anne, nous effectuons un petit détour par le Musée des Ursulines. Le coin des rues Donnacona et du Parloir où se trouve une statue de Marie-de-l’Incarnation s’avère comme un cocon loin du bruit et de l’agitation. À peine entend-on quelques rires d’enfants du centre de la petite enfance adjacent.

3. Le «faux» boulet de canon

Entre les racines d’un arbre centenaire de la rue Saint-Louis se trouverait un boulet de canon datant de l’époque de la bataille des plaines d’Abraham. «Les boulets de canon de l’époque avaient la taille de gros pamplemousses, donc bien plus petits que cela. En fait, il s’agit d’un chasse-roue pour protéger les coins des murs des bâtisses», révèle la guide.

4. La rue secrète au bout de Mont-Carmel

Voie privée au bout de la rue du même nom, ce bout de rue accessible seulement aux piétons donne sur un paisible espace vert. Oasis de tranquillité et de verdure, les maisons en rangées donnent le goût de s’y arrêter ou pourquoi pas, d’y résider.

5. Le parc Cavalier du Moulin

Minuscule espace vert surplombant les fouilles archéologiques de l’ancien hôpital militaire, le parc Cavalier du Moulin est l’endroit parfait pour observer les toitures de cuivre du Vieux-Québec ou encore y lire sur ses deux uniques bancs. On peut également y observer l’édifice Price d’un côté méconnu.

6. Vue sur le fleuve de la terrasse Pierre-Dugua-De-Mons

La terrasse juste en dessous de la Citadelle permet d’observer à la fois le Château Frontenac et le Saint-Laurent pour une vue époustouflante.


L’Association des guides touristiques de Québec comprend 280 membres qui travaillent à faire découvrir la ville au public. Pour une visite de groupe, on peut s’attendre à payer de 20 à 30$ tandis qu’engager un guide pour un tour privé (couple ou famille) peut s’élever à 170$.
Pour plus d’informations: agtq.org


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Prague: découvrir la capitale tchèque en 3 jours

Bordée de châteaux et d’églises baroques, traversée par la Vltava, gorgée d’histoire et d’art, Prague a tout pour plaire au voyageur à la recherche de magie et de romantisme, le temps d’un saut en Europe centrale. Visite de la ville natale de Kafka où le houblon et la levure embaument et où retentissent les cloches.

Balade de nuit à Prague

Bien que la ville ne compte qu’environ 1 300 000 habitants, elle n’en est pas moins animée. Celle qu’on surnomme «la ville aux mille tours et mille clochers» bouillonne d’une activité nocturne stimulante. Pendant les mois d’hiver, il est agréable de siroter un verre de vin chaud épicé à la place de la Vieille-Ville pour se réchauffer, tout en admirant les nombreuses attractions emblématiques de l’endroit, comme l’horloge astronomique médiévale, l’église de Notre-Dame de Týn et la Tour de l’Hôtel de Ville.

En continuant jusqu’à la place Venceslas, le marcheur de nuit pourra s’arrêter à un kiosque de cuisine de rue pour un petit en-cas. L’endroit est ouvert 24 heures sur 24, et on s’y accoude en mangeant un Václavská klobása. Ce hot-dog typique de la région se compose de saucisse et de choucroute, et il s’accompagne d’une bonne bière fraîche.

Après avoir enjambé le pont Charles et admiré ses sublimes statues illuminées, on se rend dans le quartier de Malá Strana pour contempler le mur Lennon. Ce mémorial informel consacré à John Lennon recueille des hommages sous forme de graffitis. Situé juste en face de l’ambassade de France, ce mur particulier était un symbole de liberté et de paix pour les étudiants tchèques, muselés par le régime communiste et la période de la normalisation de l’après-1968.

Riche culture brassicole

L’histoire de la bière moderne dans les régions tchèques remonte à la création de la Pilsner Urquell, en 1842. Rendez-vous donc dans le quartier de Smíchov, à la brasserie Staropramen, pour y découvrir toute la richesse de la culture brassicole pragoise.

En 1989, les Tchèques ont connu la chute du communisme. Depuis, leur pays est devenu l’une des destinations touristiques les plus populaires d’Europe.

Deuxième plus gros producteur de bière tchèque, Staropramen est la seule brasserie de Prague qui permette aux visiteurs de visiter ses installations. On y apprend le processus de fabrication de la bière, qui date de 1869, mais c’est surtout son histoire qui captive. On y trouve même une reconstitution du laboratoire où a été inventée la recette originale. Staropramen exporte ses bières dans plus de 35 pays. Les Montréalais curieux d’y gouter pourront satisfaire leur envie, car elle est maintenant offerte au Québec.

La gastronomie pragoise

Alors que la dégustation de quelques Staropramen a ouvert l’appétit, il est temps de se diriger vers un petit trésor d’établissement : la boucherie Naše maso. Très «viandeuse», la gastronomie pragoise atteint son paroxysme dans cette boucherie où il est possible de manger. Mais attention, il n’y a environ que huit sièges de disponibles. C’est donc souvent debout, derrière une table haute qu’on y mange les savoureux pains de viande, boudins, joues de bœuf, pastramis, burgers au cœur bien saignant et tartares de bœuf de la maison. La nourriture est fraîche et bien apprêtée, l’endroit est d’une propreté irréprochable et l’accueil est chaleureux (ce qui est un point non négligeable, car les Pragois peuvent se montrer réservés avec les touristes).

Art et architecture

Art roman, Art Nouveau, art contemporain… Prague est le berceau de plusieurs influences artistiques qui l’ont façonnée. Les choix ne manquant pas, c’est à la Galerie nationale de Prague qu’il fallait alors s’arrêter pour découvrir l’œuvre d’un artiste pragois en résidence à ce moment : Wenceslaus Hollar, dessinateur et graveur originaire de Bohême.

Impossible de faire un saut à Prague sans visiter un château! Situé sur la colline de Hradčany et dominant la Vieille-Ville de Prague et Malá Strana, le château de Prague a été désigné comme étant le plus grand château ancien du monde par le Livre Guinness des records. Les jardins et les cours ainsi que la cathédrale Saint-Guy et la basilique Saint-Georges sont situés à l’intérieur. L’architecture de la cathédrale Saint-Guy est un exemple parfait de style gothique tchèque – à visiter sans contredit!

Notre journaliste a été invitée à Prague par Staropramen.

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