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Matthew Williamson pour Pucci: Ce n'est qu'un au revoir

Kenya Hunt, Metro World News

Le designer Matthew Williamson fait partie d’une rare espèce de créateurs de mode : il attire tant les fashionistas qui se la jouent cool que les Hollywoodiens favoris des paparazzis. Deux mondes bien distincts, mais que ses vêtements aux imprimés graphiques et aux silhouettes bohémiennes rassemblent.

Durant les trois dernières années, ce natif de Londres a partagé son temps entre son poste de directeur créatif pour la maison italienne Pucci et ses créations pour sa ligne signature. La semaine dernière, à la Semaine de mode de Milan, il présentait sa dernière collection pour Emilio Pucci (il sera remplacé par Peter Dundas) avant de se consacrer, cette année, à sa propre griffe. Il prévoit même ouvrir une première boutique en sol américain. Métro l’a rencontré.

Quels sont vos plus vieux souvenirs relatifs à la mode? Quand avez-vous développé votre amour pour les couleurs? Enfant, étiez-vous du genre à toujours chercher les crayons rouges dans la boîte?
J’ai toujours su que plus tard, je serais designer. Je voulais avoir une boutique avec une enseigne à néon rose, et c’est exactement ce qui est arrivé quand j’ai lancé ma boutique à Mayfair, à Londres. En janvier 2009, j’en ouvrirai une autre dans le Meatpacking District de New York.

Pour le printemps 2008, vous avez surpris le public avec l’apparition surprise de Prince, et Kelis a déjà été une de vos muses. Comment la musique influence-t-elle votre travail?
J’adore travailler en écoutant de la musique, mais cela n’influence pas spécifiquement mes collections. J’ai souvent collaboré avec des musiciens, et récemment, j’ai bien aimé travailler avec Mika, qui m’avait demandé un ensemble de scène pour une performance à Paris.

Quel est le plus grand défi lorsque vient le temps de transformer une idée en quelque chose de concret?
Les croquis sont importants, puisqu’ils illustrent les silhouettes principales et les groupes d’imprimés dans une nouvelle collection. Toutefois, il est difficile de jauger la profondeur de mes inspirations avant que les premiers échantillons soient conçus. Pour moi, c’est le moment le plus excitant, celui où je vois mes idées devenir réalité.

Après avoir déterminé ce qui sera le point de départ d’une collection, quelle est l’étape suivante?
Mettre ensemble les tableaux et développer une palette de couleurs qui reflète mon inspiration.

Au cours de votre carrière, quelle a été votre source d’inspiration la plus inattendue?
Je l’ai trouvée en voyageant. Souvent, je suis attiré par des objets étonnamment désinvoltes, tels que ce sac antique en tapisserie qui a inspiré ma collection automne-hiver 2008.

Voyez-vous chaque collection comme une Å“uvre en elle-même ou comme une continuation des précédentes?
Je dessine chaque collection individuellement, même si on y retrouve des thèmes récurrents, comme mon amour des couleurs et les imprimés avec des symboles de la nature juxtaposés à des éléments de modernité.

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