Annie 50 remet au goût du jour la mode des années 1950
La griffe Annie 50 fête ses cinq ans cette année. Les créatrices Amélie Gingras-Rioux et Annie Chagnon misent sur la féminité et la coquetterie en remettant au goût du jour la mode des années 1950. Métro s’est entretenu avec Amélie Gingras-Rioux.
Comment décririez-vous Annie 50?
C’est la féminité, le confort, le respect des courbes féminines, une touche d’originalité tout en étant du prêt-à-porter. Les collections sont inspirées des années 1950 et adaptées au goût du jours. On trouve aussi des influences des années 1940 et 1960. Ce ne sont pas des vêtements qu’on garde uniquement pour les grandes occasions, mais des tenues qu’on peut porter tous les jours.
Pourquoi avoir choisi de vous inspirer du style des années 1950?
Ça nous vient tout naturellement quand on crée. Nous nous en inspirons depuis le début, et cela ne changera pas. Nous aimons beaucoup cette époque pour son design, ses objets, ses voitures, la féminité dans les courbes des vêtements. Mais il ne faut surtout pas penser qu’on cherche à revenir en arrière à propos des droits de la femme, car le design des vêtements des femmes était très beau, mais il était fait pour garder la femme à la maison. Nos vêtements sont adaptés à la réalité de notre époque.
Y a-t-il des choses qui ont changé dans la griffe depuis cinq ans?
On ne peut pas vraiment parler de changement, mais plutôt d’une évolution. Nous avons tranquillement créé une ligne de vêtements qui a grossi d’année en année. Côté design, nous avons eu un réel déclic, en créant la collection été 2010, à propos de ce qu’on avait vraiment envie de faire. On a travaillé très fort depuis cinq ans, on a exploré les différentes avenues qu’on pouvait emprunter, et on a maintenant trouvé ce qu’est vraiment Annie 50. Notre ligne a pris de la maturité. Les entreprises qui franchissent le cap des cinq ans passent à un autre stade.
Peut-on considérer vos vêtements comme éthiques?
Nous sommes éthiques dans le sens où nous faisons travailler des gens du Québec. Nous n’irons jamais faire produire nos vêtements en Chine ou en Inde même si on nous faisait miroiter beaucoup d’argent, et cela, pour deux raisons : premièrement, pour donner du travail à des gens d’ici et, deuxièmement, parce que la qualité du produit est plus facile à gérer quand il est fait ici. Il y a plein de talents au Québec, et pleins de monde pour travailler.
Parlez-nous de vos collections d’été et d’automne 2010.
Notre collection d’été est un peu inspirée des «James Bond Girls» et des années 1960. Nous avons utilisé beaucoup de tissus en coton, du jean, des imprimés et des motifs de papillons et de fleurs. Et pour ce qui est de notre collection d’automne, qui sera en vente aux alentours de la fin d’août, nous nous sommes inspirées des films de Hitchcock. Cela se reflète par le côté mystérieux et sexy que nous avons donné à nos créations. On trouve des robes stretch, la fameuse veste en laine qu’on fait chaque automne, un veston en laine bouillie très populaire auprès de toutes les femmes, peu importe leur genre, ainsi qu’un veston en coton ouaté qu’on peut autant porter au bureau qu’avec une tenue plus décontractée. On trouve aussi des motifs fleuris, des boutons qui donnent un petit look matelot, un peu de paillettes; cela fait un peu plus chic pour les fêtes. Côté couleurs, il y a beaucoup de gris, de bourgogne, de turquoise et de noir.
Quel est l’élément distinctif d’Annie 50?
L’équipe; le fait qu’on soit deux créatrices. Et notre complémentarité. Si nous n’étions pas ensemble, ça ne fonctionnerait tout simplement pas.