Dubuc pour Kanuk, Marie Saint Pierre à Miami et des robes griffées pour l’été
Et si les collaborations griffées étaient devenues essentielles à la survie tant des créateurs de mode que des détaillants et manufacturiers d’ici? Philippe Dubuc semble avoir adopté ce modèle d’affaires depuis la renaissance de sa griffe. Après avoir signé plusieurs collections pour Simons, le designer de l’année – il a été couronné cet hiver par la Canadian Arts & Fashion Awards (CAFA) – a annoncé la semaine dernière son partenariat avec le fabricant de manteaux Kanuk.
La fomule me semble gagnant-gagnant. Avec l’omniprésence dans les rues de Montréal des parkas de l’Ontarienne Canada Goose, compagnie qui a pourtant presque 60 ans et qui a su se renouveler, Kanuk a peut-être besoin d’une cure de jouvence. Philippe Dubuc, lui, gagnera en visibilité auprès d’une clientèle qui n’est pas nécessairement friande de complets griffés.
Il faut aussi dire que Dubuc comme Kanuk partagent le souci de la confection locale, la seconde employant une centaine de personnes dans sa manufacture de la rue Rachel. Selon La Presse, la première collection issue de cette collaboration arrivera en magasin pour l’automne 2016.
UNTTLD séduit encore
Un autre partenariat qui réjouit ce printemps: UNTTLD pour Éditions de robes. Pour une deuxième saison, José Manuel St-Jacques et Simon Bélanger ont créé cette fois 10 robes sculpturales dont les jupes se déploient comme des corolles.
Il va sans dire que cette collection couture un peu plus confidentielle séduira d’abord les initiées. Cela dit, Éditions de robes, boutique située dans le Mile End, a le mérite de démocratiser les créations autrement plus pointues de UNTTLD. Impossible de ne pas tomber sous le charme d’une de ces tenues!
Marie Saint Pierre sous les palmiers
Sans doute un des designers les plus connus de la Belle Province, Marie Saint Pierre a choisi d’ouvrir une première boutique hors Canada. Destination? Miami! Mi-boutique, mi-galerie d’art (une exposition de Marc Séguin est d’ailleurs prévue dès l’ouverture), la nouvelle adresse devrait ouvrir à la mi-mai sur la 2e Avenue, dans Wynwood.
Voilà trois preuves que la mode québécoise ne se porte peut-être pas si mal. Ou, du moins, que les créateurs n’ont pas peur d’oser pour la faire rayonner.

